05 Août

 

Les députés béninois ont autorisé, lundi 3 août 2020, par une loi, la dissolution de l’Organisation commune Bénin-Niger des chemins de fer et des transports (Ocbn). Cette loi permet au président de la République de ratifier l’accord de dissolution de l’entreprise signé entre le Bénin et le Niger en 2015.

C’est un nouveau pas important dans le processus de mise en place d’un nouveau cadre de coopération entre le Bénin et le Niger en matière de transport ferroviaire. L’accord signé en 2015 peut maintenant être ratifié par le chef de l’Etat à la suite du Niger. Il concerne la dissolution de l’Ocbn et la mise en concession des activités de construction, de réhabilitation, de l’exploitation et de l’entretien des ressources matérielles relatifs au transport ferroviaire sur l’axe Cotonou-Parakou-Niamey dans le cadre d’un partenariat public-privé. 

Saga judiciaire

La réforme de l’ex-Ocbn entre dans le cadre du projet de la Boucle ferroviaire qui veut relier 5 capitales ouest-africaines par les rails. Mais dans la composante bénino-nigérienne, les Etats du Bénin et du Niger ont décidé de faire reconstruire la ligne Cotonou-Parakou puis construire une nouvelle entre Parakou et Niamey. Les travaux ont démarré au Niger. Au Bénin, à peine lancés, ils ont été suspendus suite à une décision de justice qui a débouté le groupe français Bolloré du dossier vers fin 2015. Objet d’une saga judiciaire, le projet semble au point mort. 

La dernière prise de position côté béninois sur l’affaire remonte à mars 2018 quand le président Patrice Talon confiait à des médias français sa volonté de confier les travaux à la Chine en renvoyant de façon amiable les protagonistes Bolloré et Petrolin du Béninois Samuel Dossou

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