23 Avr

Au Bénin, les fidèles musulmans vont entamer le mois saint du Ramadan ce vendredi 24 avril 2020. En raison de la pandémie mondiale du nouveau coronavirus Covid-19, l’observance du quatrième pilier de l’islam connaîtra quelques exceptions cette année.

En riposte à la pandémie du Covid-19, le gouvernement béninois a décidé depuis le 22 mars 2020 de la fermeture des lieux de culte, églises, mosquées, couvents, etc. Le démarrage du mois du Ramadan n’a induit aucune exception à cette règle qui devrait rester en vigueur jusqu’au 10 mai au moins. Les mosquées seront donc fermées et les fidèles ne pourront ni aller prier dans ces lieux ni se regrouper pour des prières collectives. Une situation inédite pour les musulmans du Bénin qui comprennent pourtant la nécessité de respecter cette décision.

“Si nous tenons tête et que nous disons que nous allons nous regrouper, nous allons faire comme d’habitude, non seulement on a failli islamiquement, mais nous risquons de contaminer ou d’être contaminés. Là aussi c’est un risque et c’est un mal”, l’imam Kabir Mohamed. Pour ce dernier, le respect des mesures prises par les autorités sanitaires, quoique douloureuses, ne devraient souffrir d’aucune entorse. 

Les fidèles musulmans contraints de prier chez eux durant ce mois de ramadan ne perdent rien des récompenses spirituelles relatives à l’observance de ce pilier de l’islam. C’est ce que tente de rassurer l’imam Moutawakil B. Malick. “L’islam s’adapte à tout. Ceux qui avaient l’habitude de prier Ramadan dans les mosquées, aujourd’hui ils sont contraints de prier dans leurs maisons, ils ont les mêmes récompenses”, a-t-il déclaré. 

Prêches dans les médias

En lieu et place des prières à la mosquée, les fidèles musulmans pourront suivre des prêches et autres activités de prédication en lien avec le ramadan dans les médias, notamment à la radio et sur des chaînes de télévision locales. Les tranches habituellement dédiées aux prêches durant le mois de ramadan à la télévision nationale sont déjà fortement sollicitées. Les journalistes, quant à eux, ont déjà leur stratégie.

“Ce que nous essayons de faire aussi c’est de toucher toutes les couches sociales dans leur diversité à savoir, les seniors, les gens du troisième âge, les femmes, les hommes, les jeunes pour que tout le monde se sente concerné par le message que nous passons”, a expliqué le journaliste Djibril Bossou.

 

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