vendredi, 11 août 2017 18:17

En congrès à Cotonou, le PSD aile Ebo rassure les militants

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Le Parti social-démocrate (PSD) a tenu ce vendredi 11 août à la salle des fêtes Saint Charbel à Cotonou, un congrès extraordinaire au cours duquel le président fondateur de la formation politique, Ange-Marie Bruno Amoussou et le président par intérim, Clément Houngninou Ebo ont annoncé la fin de la crise qui secoue la formation politique depuis quelques mois.

Placés sous le thème : ‘’vivre la démocratie au PSD au Bénin et en Afrique’’, les travaux de ce congrès rassemblent 450 délégués, des chefs de partis et alliances de partis politiques.

À l’entame, le président fondateur du PSD, Ange-Marie Bruno Amoussou a fait savoir aux congressistes que ‘’la démocratie à horreur de ceux qui détruisent l’idée de rassemblement des forces politiques’’.

"J’ai dépassé l’âge où on traficote les statuts, où on invente les procès-verbaux, où on fait de la tromperie pour réussir dans l’action politique et c’est le manque de considération et le non-respect des textes qui m’ont poussé à réactiver ce que je pensais ne plus revivre", a déclaré Bruno Amoussou avant d’appeler au rassemblement afin de relever les difficultés auxquelles sont confrontées les populations.

Invitant les congressistes à plus de sérénité dans les travaux, Bruno Amoussou profite de l’occasion pour lancer un appel aux militants qu'il dit "désorientés" à revenir au bercail.

"Les querelles ne nous permettront pas d’avancer. Seuls, les combats pourront permettre de construire des ensembles capables de s’exprimer au plan national et international", a-t-il martelé.

Quant au président par intérim, M. Clément Houngninou Ebo, il a indiqué que "l’heure a sonné" de se relever, de relever le parti en lui redorant son blason à travers son histoire politique pour aller à la reconquête de sa dignité dans l’union de ses fils bâtisseurs dans tout le pays.

Le PSD, ajoute-t-il, est désormais déterminé à participer à la construction d’une nation forte autour des valeurs humaines nationales, universelles, humanistes, sociales et politiques.

À cet effet, il a aussi rappelé que le PSD veut reprendre sa place au cœur de l’échiquier politique national comme une machine forte, puissante qui va travailler pour son pays, ses citoyens et ses militants.

Raphaël Akotègnon du PRD, Antoine Idji Kolawoké et Léon Basile Ahossi de l’Union fait la nation, Nassirou Bako-Arifari de l’Alliance Amana, Christhelle Houndonougbo du CPP de Jean Gounongbé, Jean-Michel Abimbola du RND et André Okounlola de l’UFF, ont marqué de leur présence l’événement.

A l’issue de ce congrès, un nouveau bureau exécutif national sera élu et des résolutions seront prises pour la rédynamisation du PSD afin qu’il retrouve sa place sur l’échiquier politique national, souligne le président par intérim, M. Clément Houngninou Ebo.

Faut-il le rappeler, le PSD traverse une crise de leadership où deux camps s'affrontent sur les plans politique et juridique réclamant la légitimité pour conduire la destinée du parti.

 

ABP

 

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