lundi, 22 mai 2017 16:28

Grand-Popo : les riziculteurs plaident pour une meilleure promotion du riz béninois

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Améliorer la promotion du riz local béninois et accroître sa commercialisation, tel est l'objet de l'atelier d'échanges entre riziculteurs béninois et les journalistes tenu du 18 au 19 mai 2017 à Grand-Popo. Il est en sorti un plaidoyer des acteurs de la filière et de leur organisme de soutien...

Améliorer la promotion du riz local béninois et accroître sa commercialisation, tel est l'objet de l'atelier d'échanges entre riziculteurs béninois et les journalistes tenu du 18 au 19 mai 2017 à Grand-Popo. Il est en sorti un plaidoyer des acteurs de la filière et de leur organisme de soutien.

Les riziculteurs et leurs associations ont dressé un constat mitigé sur la place du riz. Il en ressort que face au riz importé, le “consommons local” a du mal à se hisser au top. Ils estiment que l’Etat ne participe pas à sa promotion par manque de commandes institutionnelles. Les craintes se sont accentuées surtout avec la suppression de l’office national d'appui à la sécurité alimentaire (Onasa).

La communication fait défaut pour la promotion du riz local, c’est pour cela, qu’Olivier Akpovo chargé du marketing à la Coopération technique Belge (Ctb) affirme qu’‘il est important et nécessaire de communiquer sur le riz” afin d’attirer “l’attention des dirigeants sur les enjeux à travers l’achat institutionnel”. Hermann Azangnadji, représentant de Veco bénin partage le même avis en plaidant pour “susciter leur adhésion à travers des prises de mesure en faveur de la promotion et de la commercialisation du riz made in Bénin”.

Les cas d’exemples évoqués sont ceux du Sénégal et du Burkina Faso qui pour ravitailler leur garnisons, cantines et institutions se basent sur les productions locales.

Les premières productions du riz local présentaient des défauts mais par la suite, elles ont été améliorées. Pour Joseph Koutchika, coordonnateur du conseil consultatif des riziculteurs, le riz produit localement n’a rien à envier aux riz importés. Il explique que ces riz provenant de la Thaïlande pour la plupart sont vieux de 5 ans par contre, les productions locales sont plus jeunes.

Adonis Bohoun

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