mercredi, 18 janvier 2017 10:44

Les derniers condamnés à mort du Bénin dans l’incertitude selon Amnesty international

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Dans un rapport publié le lundi 16 janvier 2017, Amnesty International, attire l’attention sur le sort incertain des derniers condamnés à mort du Bénin. Ils sont 14 personnes actuellement détenues à la prison civile de Missérété. Le document est intitulé “Bénin, des vies en suspens. Le sort incertain des derniers condamnés à mort”.

Dans un rapport publié le lundi 16 janvier 2017, Amnesty International, attire l’attention sur le sort incertain des derniers condamnés à mort du Bénin. Ils sont 14 personnes actuellement détenues à la prison civile de Missérété. Le document est intitulé “Bénin, des vies en suspens. Le sort incertain des derniers condamnés à mort”.

Les condamnés “ne savent pas de quoi demain sera fait, et continuent à vivre dans des conditions déplorables, sans bénéficier d’une alimentation suffisante ni de soins médicaux dignes de ce nom”, déplore Oluwatosin Popoola, conseiller d’Amnesty International sur la peine de mort.

Ces pensionnaires spéciaux de la plus grande prison du Bénin avaient été jugés les uns en 1998, d’autres en 1999 et condamnés à la peine capitale. Les dernières exécutions remontent à 1987 au Bénin. Depuis 2012, le Bénin a ratifié le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui vise à mettre fin à la peine de mort.

Mieux, le nouveau code de procédure pénal a rayé la peine capitale des sanctions aux infractions au Bénin.

Sans oublier que deux décisions de la Cour constitutionnelle intervenue en août 012 et en janvier 2016 ont aboli de fait la peine de mort au Bénin. Seulement, le code pénal, encore en vigueur la maintient toujours en son article 302 en attendant son retrait formel dans le nouveau code en étude au parlement.

Mais quel sort aux derniers condamnés ?

Amnesty International plaide pour la “commutation des peines prononcées contre tous les hommes détenus dans le quartier des condamnés à mort”. L’Ong de défense des droits humains “exhorte l’Assemblée nationale du à adopter les lois requises pour supprimer la peine de mort de la législation nationale”.
Exhortation bien entendue par le président de la Commission des lois de la Commission des lois du parlement, présent à la séance tout comme des parents des prisonniers.

“Notre plaidoyer reste entier parce qu’il s’agit des vies humaines. Pendant que nous prenons tout notre temps dans les procédures administratives entre le gouvernement et le législateur, il y a donc ces personnes qui nous disent chaque jour ‘l’attente de la mort est encore plus meurtrière que la mort elle-même’.”, déclaré le directeur exécutif d’Amnesty International Bénin. 

En attendant, Amnesty International demande aussi que les prisonniers “bénéficient d’une assistance judiciaire afin de poursuivre tout recours en suspens ou de solliciter une révision judiciaire”. Car certains d’entre eux n’auraient pas eu la possibilité de “contester efficacement leur condamnation, parce qu'ils ne pouvaient pas s’offrir les services d’un avocat ou qu'on ne leur avait jamais fait part de l’issue des recours qu’ils avaient formés”.

Cliquer ici pour télécharger le rapport complet 

Lire aussi : Amnesty International plaide pour l’abolition de la peine de mort, le public est divisé

Vincent Agué (@afoukin)

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