jeudi, 19 janvier 2017 16:32

Le directeur de l'Enseignement supérieur explique la réforme des diplômes des universités privées

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Des documents ont circulé sur internet ces derniers jours invitant les promoteurs d’établissements privés d’enseignement supérieur à faire acheminer au ministère de l’Enseignement supérieur les diplômes de leurs apprenants pour la dernière séance de co-signature. Il s’agit des diplômes de Licence et de Master professionnels. En plus de cette invitation...

Des documents ont circulé sur internet ces derniers jours invitant les promoteurs d’établissements privés d’enseignement supérieur à faire acheminer au ministère de l’Enseignement supérieur les diplômes de leurs apprenants pour la dernière séance de co-signature. Il s’agit des diplômes de Licence et de Master professionnels. En plus de cette invitation adressée aux établissements, un autre document a invité les détenteurs de ces diplômes à faire le même exercice au risque de ne plus voir leurs diplômes reconnus par l’Etat béninois. Approché par l’Ortb, le directeur général de l’Enseignement supérieur (Dges), le Professeur Jean-Baptiste Mensah a apporté des explications.

Le seul document officiel reconnu par le Dges en la matière est la lettre que ses services ont adressée aux promoteurs d’universités privées. Jean-Baptiste Mensah affirme que les réformes entamées visent à supprimer dès l’année académique en cours la co-signature par l’Etat des diplômes délivrés par les universités privées, co-signature démarrée depuis 2012. Il est donc clair que les diplômes demandés pour la dernière session de co-signature sont ceux délivrés à partir de l’année académique 2011-2012.


Un examen national pour la licence et le master

L’une des nouveautés introduites dans le secteur de l’enseignement supérieur dans le cadre des réformes annoncées, est l’instauration d’un examen national pour obtenir les diplômes de licence et de master pour les étudiants des universités privées.

“C’est dans le but de rendre plus performants les établissements privés d’enseignement supérieur que le gouvernement du Président Patrice Talon a décidé de mettre en place un système d'évaluation plus juste”, a justifié Jean-Baptiste Mensah. Cet examen se fera en trois épreuves composées de matières identifiées et retenues par les promoteurs des établissements.

“C’est dans le but de rendre plus performants les établissements privés d’enseignement supérieur que le gouvernement du Président Patrice Talon a décidé de mettre en place un système d'évaluation plus juste”, a justifié Jean-Baptiste Mensah. Cet examen se fera en trois épreuves composées de matières identifiées et retenues par les promoteurs des établissements.

“Les écoles et instituts privés ne changeront rien dans leurs programmes de formation mais ce qui a été fait dans le cadre des réformes est l’harmonisation desdits programmes. Lorsque le parcours de formation arrive à la fin, l’établissement de formation délivre son diplôme qui sera validé par une évaluation nationale dans chaque spécialité. L'éligibilité à cet examen national est donc conditionnée par l’obtention des 180 crédits exigés pour les six semestres en ce qui concerne la Licence. Le but de ces réformes est entre autres de sortir de la co-signature et de veiller à la qualité des formations données aux apprenants.

 En 2017, la première édition de l’examen national aura lieu uniquement pour les diplômes de licence.

 

Trois filières d'étude au choix dès la classe terminale

Les futurs étudiants doivent désormais choisir leur filière d’études supérieures dès la classe terminale. Ainsi en a décidé le gouvernement pour permettre aux apprenants d'être orientés et classés automatiquement sur la base des débouchés qu’offrent ces filières. Ils ont droit à trois choix parmi la kyrielle qu’offrent les universités. "Cette mesure aussi introduite n’a pour finalité que de préparer les jeunes bacheliers à mieux s’orienter pour réussir sans trop de difficultés leur cursus universitaire", a souligné le Dges.

“Tout début de réformes est toujours difficile, parce que mal comprises, mais à force de communiquer autour, les gens vont finir par comprendre et s’en approprier, parce que cela va dans l’intérêt de tous”, a conclu Jean-Baptiste Mensah.

 

Adonis Bohoun

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