vendredi, 02 février 2018 09:31

Des acteurs de la société civile se prononcent sur l'actualité socio-politique nationale

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A la faveur d'une conférence de presse tenue à Cotonou le jeudi 1er février 2018, les responsables de Social Watch Bénin, Amnesty International et Changement Social Bénin se sont prononcés sur des sujets d'actualité.

Plusieurs sujets ont été abordés au cours de la rencontre avec les hommes des médias mais ils ont été regroupés en trois grands thèmes. L'Ong Changement Social Bénin, à travers son responsable Ralmeg Gandaho, s'est attardé sur la question des droits économiques sociaux et culturels dans le programme d'action du gouvernement. Pour M. Gandaho, la misère des populations ne cesse d'augmenter malgré les bons chiffres de la croissance économique.

De son côté, Social Watch Bénin s'est prononcée sur le Recensement administratif à vocation d'identification de la population (Ravip), la non installation des membres du Cos-Lepi, la récente décision de la Cour constitutionnelle sur le droit de grève et la lutte contre la corruption.

Gestion politique de la lutte contre la corruption

Pour Gustave Assah, président de Social Watch Bénin la commande publique au Bénin souffre d'opacité comme la non publication sur le portail web des marchés publics de tous les avis d'attributions des marchés publics, la non publication des contrats et et des informations sur la commande publique.

Sur la décision de la Cour constitutionnelle au sujet de la suppression du droit de grève, Social Watch invite les parlementaires à revoir la loi en tenant compte des recommandations de la Cour. L'organisation fustige la non installation des membres du Cos-Lepi et pose de nombreuses interrogations sur le sort des prochaines élections. .

Sur la question du Ravip, Social Watch a relevé des insuffisances dans la conduite de l'opération. L'insuffisance des kits d'enregistrements dans les centres urbains en est la principale. Social Watch va dénoncer, enfin, une "gestion très politique" de la lutte contre la corruption, "ce qui ne promet pas la fin de l'impunité pour une transparence dans la gestion de l'Etat."

Fidèle Kikan, directeur de Amnesty International Bénin a, quant à lui, passé au peigne fin le chapitre des libertés fondamentales. Pour lui, la préoccupation demeure la protection des droits de l'homme à travers la mise en oeuvre des différentes recommandations faites au Bénin lors du dernier Examen périodique universelle (EPU). 

Rétablir le dialogue social

Pour les responsables des organisations de la société civile, la première étape pour trouver une solution aux différents problèmes évoqués est d'envisager une démarche participative. "Notre principale proposition, c'est de dire de rétablir la passerelle entre les gouvernants et les acteurs de la société civile. Le contrat social n'a pas dit que le gouvernement décide pour la population. Le gouvernement décide avec et pour les populations", a précisé Fidèle Kikan. 

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