Comme on pouvait s’y attendre, le discours d’Emmanuel Macron a été largement commenté sur les réseaux sociaux sur le continent.
Entre les réactions sur le franc CFA et celles sur la démographie, les réactions sont globalement mitigées.

« Comme d’habitude, il y a beaucoup de poncifs dans ce discours » a assené Julie Owono sur Facebook. Cette avocate et web activiste camerounaise se demande ensuite s’il y a "une légitimité pour un président français de parler de contraceptions de femmes africaines » alors que Macron est revenu largement sur la maîtrise de la démographie en Afrique.

Sur la question du franc CFA, les avis sont aussi partagés :

Pour un internaute burkinabé, dont les propos sont rapportés par RFI,  « s'il y a un défi qu'Emmanuel Macron doit relever, c'est de nous faire sortir du franc CFA ».
Un avis que ne partage par forcément Gbadé, un internaute guinéen. « Les Africains pensent que leur malheur se trouve dans le franc CFA. Or, plusieurs pays africains n'ont pas le CFA et sont plus pauvres », précise le guinéen.

Autre sujet très commenté, ce moment où Emmanuel Macron explique que ce n'est pas à lui de s'occuper de l'électricité dans les universités burkinabè.

En effet, la séquence où le président français répond à une étudiante burkinabé en expliquant que c’est au président Kaboré de mettre l’électricité dans les universités au moment où le président du Burkina essaie de sortir de la salle a particulièrement marqué les esprits. « Il est parti réparer la climatisation », a notamment lancé Emmanuel Macron.

Pour Bassidou Kinda, journaliste burkinabé, Emmanuel Macron s’est moqué de son homologue. Ces propos ont été jugés familiers et arrogants par beaucoup d'internautes, comme Philo Makiésé du Congo qui parle même d'une humiliation.

Une humiliation méritée pour certains internautes à l’image du camerounais Didier Kolle qui écrit : « Il est certes condescendant mais ô combien véridique ».


D’autres préfèrent s’en prendre aux étudiants burkinabé qui ont posé la question. C’est le cas par exemple d’Alain Bob Séhi qui écrit sur Facebook : « C'est immature de la part des étudiants Burkinabé de demander à Macron de réparer la climatisation de leur amphi. »

 

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Quand ils se voient à deux, ils semblent s'entendre à merveille. Mais dès qu'ils se tournent le dos, ça part en vrille. Donald Trump et Emmanuel Macron prennent, depuis quelques semaines, un malin plaisir à étaler leurs divergences au grand jour sur des sujets d'actualité. Hier à l'Assemblée générale des Nations-Unies, la contradiction entre les présidents américain et français a atteint son pic. Une opposition qui peut inquiéter mais qui peut aussi amuser. "C'est ce que croit" Didier Hubert Madafimè, journaliste spécialiste de l'environnement de Radio Bénin.

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Kemi Seba, ce nom est sur toutes les bouches depuis une semaine. C’est clairement le buzz du moment. L’activiste franco-béninois qui s’est fait arrêté à Dakar après avoir brûlé un billet de 5.000 francs cfa fait pourtant des émules à Cotonou.

C’est ce que nous apprend ce matin BBC Afrique qui rapporte qu’une manifestation de soutien à l’homme a été organisée ce lundi 28 août 2017 à Cotonou. Rassemblés sur la Place du Souvenir, certains manifestants auraient brûlé à leur tour des billets de 1000 francs et de 500 francs selon le site d’informations en ligne.

''Nous avons manifesté notre mécontentement vis-à-vis de cette arrestation qui est injuste et disproportionnée. Nous demandons l'abolition du francs CFA avec véhémence'' a expliqué à la BBC, Boris Aké, un des activistes béninois qui soutiennent Kemi Seba.

En France, l’Elysée va créer un conseil présidentiel pour l’Afrique

C’est une information que nous apprend ce matin, le site web de RFI Afrique au lendemain du sommet des dirigeants africains avec les dirigeants européens sur la crise des migrants. Au lendemain de ce sommet, le président français Emmanuel Macron devrait annoncer ce mardi 29 août 2017 la création d’un Conseil présidentiel pour l’Afrique.

Le conseil présidentiel pour l’Afrique sera composé d’une douzaine de personnes issues de la société civile. Le rôle de ce conseil d’après l’auteur de l’article sera de faire entendre un son de cloche différent de celui des conseillers Afrique du président, formuler des propositions concrètes d’action sur des secteurs d’avenir, ou encore développer un lien avec les sociétés civiles africaines.

On y trouvera des personnalités du monde, de la culture, du sport, ainsi que des entrepreneurs. Parmi eux, et c’est ce qui nous intéresse aussi, il y au moins deux Béninois d’origine dont l’ancien footballeur Jean-Marc Adjovi Boco et l’ancien ambassadeur du Bénin en France Jules-Armand Aniambossou, camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA.

Pour se faire, les membres de ce conseil auront un accès direct au président, « sans interface », précise-t-on à l’Elysée. Ainsi, ils s’entretiendront avec lui avant chacun de ses déplacements sur le continent.

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En marge de la COP21, le président de la République a rencontré à Paris le ministre français de la défense nationale puis celui de l'économie. Les rencontres ont eu lieu ce mardi 1er décembre 2015 à Paris. Avec le premier, Boni Yayi a évoqué les questions de défense et de sécurité quelques jours après les attentats de Paris et ceux de Bamako...

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