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Le Bénin va se doter bientôt d'un Code de l'information et de la communication. Le projet de loi est en étude au parlement. La commission de l'éducation et des affaires sociales a démarré son examen le 19 août 2014. La nouvelle loi doit reprendre et actualiser tous les textes épars qui régissent les médias au Bénin. Les conditions de création des organes de presse et la régulation du métier de journaliste au Bénin sont entre autres questions dont traite le Code de l'information et de la communication en gestation. Les professionnels des médias béninois apprécient le texte même s'il est loin d'être parfait.

Des avancées notables

La principale loi qui régit la presse au Bénin jusque-là date de 1960. Ses dispositions ont longtemps été décriées par les associations de professionnels des médias. L'avènement programmé du Code de l'information et de la communication est salué dans le milieu de la presse. Pour Guy-Constant Ehoumi, président de l'Observatoire de l'Ethique et de la Déontologie dans les Médias (ODEM), le texte comporte des points positifs. Il évoque entre autres l'obligation qui est désormais faite aux responsables d'organes de presse d'être des professionnels ayant une expérience de dix ans. La régulation de la publicité entre les organes de service public et les organes de presse privés est aussi une avancée importante pour le président de l'ODEM.

Le projet de loi étudié au parlement organisera aussi l'accès aux sources d'information pour les journalistes. La rétention de l'information au niveau de l'administration constitue souvent un obstacle aux investigations des journalistes. La facilitation de l'accès aux sources sonne comme une innovation pour Wilfried-Léandre Houngbédji, journaliste au quotidien "La Nation". Il salue par ailleurs la prolongation du délai de constitution de preuves pour les journalistes mis en cause en cas de délit de diffamation. Mais sur la question des délits de presse, le nouveau code ne satisfait pas totalement.

Des craintes demeurent

Le projet de code de l'information et de la communication ne supprime pas les peines d'emprisonnement contre les journalistes pour des infractions de presse. Or la suppression des peines privatives de liberté est un cheval de bataille des journalistes béninois. Ils souhaitent ne plus être condamnés à la prison pour des écrits. Franck Kpotchémè, président de l'Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) regrette que le gouvernement béninois ne veuille pas dépénaliser les délits de presse comme l'a fait le Niger en 2010.

L'UPMB envisage de faire un plaidoyer auprès des députés pour la prise en compte des insuffisances notées dans le projet de loi.

 

Deo-Gratias Kindoho et Vincent Agué

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