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Réuni en Conseil extraordinaire ce mardi 23 septembre 2014, le gouvernement a pris des mesures en faveur de la préparation des élections. Elles sont relatives au financement du COS-LEPI et de la Commission électorale nationale autonome (CENA), les deux structures ayant en charge la préparation et l'organisation des élections. A l'issue de la réunion du gouvernement, le ministre de l'Economie et des Finances a de nouveau fait le point des efforts financiers de l'exécutif. Komi Koutché est revenu sur le financement à hauteur de six milliards et demi des travaux de correction de la LEPI et la non-disponibilité d'un budget au COS-LEPI.

Ce qui est nouveau, c'est le déblocage prochain de deux milliards de francs au profit du COS-LEPI pour continuer les travaux de correction du fichier électoral. On sait que cet organe réclamait quatre milliards pour assurer sa mission. Un petit calcul permet tout de même de se rendre compte que les efforts financiers du gouvernement ne comblent pas encore les attentes du COS-LEPI. Entre les quatre milliards attendus et les deux milliards de francs promis il y a une différence de deux milliards.

La CENA attend aussi des crédits nécessaires à son fonctionnement et à l'organisation des élections. Le ministre de l'Economie et des Finances indique que sur un budget de fonctionnement d'environ un milliard, le gouvernement était prêt à fournir à la CENA une enveloppe de 500 millions. Son budget d'organisation des élections estimé à sept milliard doit être revu dans le cadre d'une comparaison avec celui du COS-LEPI. Selon Komi Koutché, une rencontre est prévue ce vendredi avec les deux organes pour harmoniser leurs dépenses afin d'éviter les chevauchements. L'objectif de cette mesure est de réduire les coûts des élections.

Le gouvernement n'est pas contre les élections

L'opinion publique semble accuser le gouvernement de ne pas vouloir des élections. Le Conseil des ministres a aussi tenu à rassurer les Béninois de sa partition dans l'organisation des élections prochaines, notamment celles des conseillers locaux et communaux projetées pour décembre 2014. Le Secrétaire général du gouvernement rejette les accusations portées contre l'exécutif. Il faudrait arrêter, indique Alassani Tigri, de faire peur au peuple par l'évocation de l'existence de plan secret de nature à confisquer la démocratie. Le gouvernement se tient prêt à fixer la date des élections locales et communales une fois que la CENA aura estimé que les conditions nécessaires sont réunies. Le Conseil des ministres a par ailleurs insisté sur la question du coût des scrutins. Cette même question évoquée par le Chef de l'Etat le 21 septembre dernier et qui a provoqué depuis une levée de boucliers dans la classe politique. Le gouvernement rappelle encore que :

" de 2006 à 2011, les élections ont couté environ 100 milliards de francs CFA. Il faut que de manière responsable, la classe politique ne perde pas de vue les exigences de construire des routes, d'assurer l'énergie à tous, les soins de santé et la sécurité alimentaire ."

 

Vincent Agué

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