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Le projet de budget de l'Etat exercice 2015 était au coeur du Conseil des ministres de quatre jours tenu du 29 septembre au 2 octobre 2014. Le gouvernement a adopté le décret de transmission au parlement du projet de loi des finances pour étude et vote. Son montant en ressources et en charges s'élève à 1 506, 638 milliards de francs CFA. Le Programme d'investissement public bénéficie d'une enveloppe de 409 milliards de francs essentiellement alimenté par les partenaires techniques et financiers qui s'étaient engagés lors de la Table ronde de Paris de juin 2014. Les fonds espérés serviront à des investissements dans différents secteurs socio-économiques.

Un budget tourné vers l'investissement

Dans le secteur de l'Energie, de l'Eau et des Mines, la promotion de l'électrification rurale se poursuivra avec un accroissement des capacités de production de l'énergie électrique. Le "développement des énergies renouvelables et la promotion de l'efficacité énergétique" sont aussi inscrits dans l'agenda Energie.

Le secteur éducatif a le programme le plus consistant. Entre autres mesures prévues, notons "l'extension des cantines scolaires dans les zones défavorisés" pour retenir les élèves à l'école, la dotation des élèves des régions frontalières notamment en "paquet éducatif essentiel". La prise en charge des frais de scolarité des filles au niveau secondaire général devrait connaître aussi une amélioration. Pour un meilleur encadrement des élèves, les enseignants bénéficieront de formations initiale et continue améliorées. Le gouvernement prévoit également de poursuivre sa politique de recrutement d'enseignants. Au niveau supérieur, de nouvelles universités verront le jour à Lokossa, Natitingou et Porto-Novo.

Sur le plan sanitaire, le Régime d'Assurance Maladie Universelle, la lutte contre le paludisme, le VIH-SIDA et d'autres maladies, "l'extension de la gratuité de la césarienne aux autres urgences obstétricales" sont quelques priorités du gouvernement pour 2015.

La construction et la poursuite de la réalisation d'infrastructures d'aménagement et d'assainissement occupent aussi une place de choix dans le programme de dépenses publiques de 2015. Les travaux de protection de la côte à l'Est de l'Epi de Siafato et entre Hillacondji et Grand-Popo, doivent s'achever pour le premier et démarrer pour le second. La construction des routes Akassato-Bohicon, Madecaly-Bodjécaly-Illoua (frontière du Nigéria) et l'installation de ponts métalliques sur certaines routes sont inscrites au programme infrastructures routières. Le gouvernement décide de faire reprendre la construction du siège de l'Assemblée Nationale et de démarrer l'étude de faisabilité de celle de deux autres institutions : la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication et le Conseil Economique et social.

Sur le plan agricole, le gouvernement table sur une production de 400 mille tonnes de coton 2015. Dans la mise en oeuvre du budget, le ministère de l'Agriculture mettra en service les usines de transformation de produits agricoles en construction. La "promotion du palmier à huile, la valorisation de la vallée de l'Ouémé" font également partie des priorités du gouvernement pour 2015 dans le secteur.

En matière d'équipements, le projet de budget 2015 prévoit un renforcement du ministère de la Communication en infrastructures et le passage de la radiodiffusion analogique à la radiodiffusion numérique.

Un budget pour les élections

Des ressources sont affectées à l'organisation des élections législatives de 2015. 11 milliards sont prévus à cet effet. Tenant toujours à l'organisation des élections locales et communales "au plus tard le 31 décembre 2014", le Conseil des ministres a décidé de mettre à la disposition du Conseil d'Orientation et de Supervision de la LEPI et de la Commission Electorale Nationale Autonome respectivement 400 millions et deux milliards.

 

Vincent Agué

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