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Le Président Boni Yayi poursuit sa chasse aux investissements étrangers au profit du Bénin. Cette fois-ci, il a jeté son dévolu sur le Qatar, membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et troisième producteur mondial de gaz naturel. Ce 11 novembre 2014 donc, pour la quatrième fois de son mandat, le Président béninois a débarqué dans l'émirat du Golfe Persique. Boni Yayi s'est fait accompagner de la Première Dame et des membres du Conseil Présidentiel de l'Investissement pour convaincre les hommes d'affaires qataris d'investir leurs pétrodollars dans son pays.

Pour son opération de charme, le Président de la République a eu face à lui l'audience adéquate : les opérateurs économiques qataris avec à leur tête Mohamed Bin A. Bin Towar, Vice-président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de l'émirat. Devant son public, Boni Yayi a exposé les atouts du Bénin pour des investissements bénéfiques. Ces dernières années, le pays connaît une croissance économique de 5,5 à 6 % pour une croissance démographique de 3 %. Le coton et le port sont les principales locomotives de cette croissance économique. Le Bénin se prévaut aussi de ressources souterraines récemment mises au jour grâce au scanning du sous-sol. Par ailleurs, le pays du Golfe de Guinée offre un environnement favorable aux affaires. La situation géographique idéale dans l'Afrique de l'Ouest, l'amélioration de son score dans le classement de Doing Business en 2014 sont autant d'atouts que Boni Yayi a vantés devant ses hôtes.

Dans son exercice oral, le Président béninois n'a pas manqué d'expliquer le sens de sa démarche. Il était surtout venu à l'école de l'émirat pour parvenir à la prospérité et à la "sécurité humaine" dans son propre pays. Et des fonds qataris seraient de bon aloi pour financer des investissements dans les domaines des infrastructures et sociaux. Le Conseil présidentiel de l'investissement qui accompagne le Président dans sa visite a d'ailleurs présenté aux hommes d'affaires qatariens, quelques projets dignes d'intérêt. C'est notamment le projet de l'Epine dorsale qui englobe la construction de chemins de fer, de ports et d'aéroports.

Boni Yayi précise bien sa démarche qui se situe dans le cadre de la promotion du partenariat public-privé avec l'Etat qatari. Curieusement, aucun opérateur privé béninois ne faisait partie de sa délégation.


Vincent Agué

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