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Le Ministre des Travaux publics et des transports était face aux députés à l'Assemblée nationale ce jeudi 18 décembre 2014. Interpellé par les parlementaires au sujet de la gestion de certains chantiers routiers en cours d'exécution, Aké Natondé a apporté des éléments de réponses.

L'honorable Sacca Lafia et quatre autres de ses collègues avaient interpellé Aké Natondé suite à la conférence de presse du syndicat national des travailleurs des travaux publics et des transports (Syntra-TTP) le 13 août 2014. Au cours de la rencontre, le Syntra-TTP avait fait état de malversations dans l'attribution de certains marchés publics. Quatre dossiers avaient été indexés : le projet de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon, les travaux de construction d'un double dalot 400x400 sur la route en terre Guéné-Karimama, la réhabilitation et le renforcement de la route Parakou-Djougou lot 1 et 2 et l'aménagement et le bitumage des routes structurantes Comé-Lokossa-Dogbo, bretelle Zounhoué-Athiémé-frontière du Togo, Savalou-Tchetti-frontière du Togo, Logozohè-Glazoué et Djrègbé-Dja-Owodé-frontière du Nigeria.

Pour sa défense, Aké Natondé nie catégoriquement toutes les allégations du Syntra-TTP. Il appelle les députés à ne pas considérer les propos d'un "syndicat politique". Il assure que tous les marchés ont été passés selon les dispositions du code des marchés publics.

Le dossier de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon a particulièrement retenu l'attention des parlementaires. A ce sujet, les membres du Syntra-TTP avaient dénoncé les conditions dans lesquelles l'entreprise en charge des travaux et le bureau d'études chargé du contrôle avaient été choisis. Il faut rappeler que les deux entreprises sont chinoises. Pour justifier ces choix, le Ministre a d'abord expliqué que le projet de réhabilitation de la route Bohicon-Akassato est financé par un prêt d'une banque chinoise (Exim Bank), d'où la préférence d'une entreprise chinoise pour réaliser les travaux. Pour des raisons de barrières linguistiques, un bureau d'études chinois a été désigné pour le contrôle, et ceci par le conseil des ministres, a-t-il ajouté.

Des députés très divisés

Au terme des explications du ministre, les députés étaient plutôt partagés sur les réponses apportées. Eric Houndeté, Candide Azannaï et Basile Ahossi n'ont pas été particulièrement convaincus par les propos du ministre. Ils dénoncent une immixtion du conseil des ministres dans un dossier d'appel d'offres et une certaine connivence au sommet de l'Etat et l'Exim Bank. "Le ministre est passé à côté de la plaque. Il n'a pas répondu à la question à lui posée par les députés", a déclaré le député Wakouté Saguifa de la majorité présidentielle. Ce dernier recommande d'ailleurs la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire au MTPT pour vérifier tous les appels d'offres passés par ce département depuis 2006.

Par contre, d'autres députés ont estimé que les réponses du Ministre Aké Natondé étaient claires et satisfaisantes. Ils l'ont d'ailleurs félicité. Parmi les soutiens du ministre, on pouvait compter les députés Félicien Chabi, Emile Tossou, Kora Gounou Zimé et Bio Kansi.

 

Maurice Thantan

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