vendredi, 17 octobre 2014 11:02

Les maires de la mouvance présidentielle refusent de démissionner

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Les maires de la mouvance présidentielle veulent rester à leurs postes jusqu'aux élections locales et communales dont la date est inconnue à ce jour. Réunis à Dassa ce mercredi 15 octobre 2014, ils ont réagi à l'initiative que voudraient prendre certains députés pour abroger la loi...

Les maires de la mouvance présidentielle veulent rester à leurs postes jusqu'aux élections locales et communales dont la date est inconnue à ce jour. Réunis à Dassa ce mercredi 15 octobre 2014, ils ont réagi à l'initiative que voudraient prendre certains députés pour abroger la loi de 2013 qui avait prolongé le mandat des conseillers locaux et communaux. La proposition de loi d'Augustin Ahouanvoébla, un député de l'opposition, est inscrite à l'ordre du jour de la session parlementaire qui s'ouvre le 28 octobre prochain. Alors que la polémique s'enfle autour de l'enlisement de la correction de la LEPI, le fichier électoral dont la contestation a provoqué le report des élections locales depuis 2013, telle a été la solution que préconise une frange du parlement pour sortir de l'impasse. Pour l'opposition les actuels maires sont illégitimes au regard de l'expiration de leur mandat depuis 2013. Mais les maires de l'alliance FCBE (Forces Cauris pour un Bénin Emergent) s'estiment particulièrement visés par la propostion de loi. Ils rejettent la faute sur les députés. Leur porte-parole Mathias Gbèdan, explique que ce sont les députés qui ont prolongé le mandat des conseillers communaux et que la non-tenue des élections locales et communales n'est pas imputable aux actuels maires. Le maire de Sèmè-Podji avait à ses côtés ceux de Natitingou, Porto-Novo, Abomey-Calavi pour ne citer que ceux-là. La proposition de loi viserait à faire remplacer les maires par les secrétaires généraux des mairies. Les maires de la mouvance présidentielle n'entendent pas céder.

Depuis 2013, Victor Topanou avait proposé que les maires toutes tendances confondues démissionnent collectivement pour exprimer leur volonté de voir organiser les élections. Cette proposition est de plus en plus reprise depuis que l'impasse autour de l'organisation des élections communales et locales à commencer par inquiéter. Mais les maires de la mouvance présidentielle répondent qu'ils ne démissionneront pas, en tous cas pas les premiers. Le cas échéant, ils s'engagent à suivre le mouvement si les maires des partis d'opposition démissionnent les premiers.

"Après nous, c'est nous"

Les maires de la mouvance présidentielle avertissent ceux qui réclament leurs têtes que leur départ ne sera qu' "un repli tactique pour mieux sauter" selon Dominique Sambiénou, maire de Cobly. Les élus communaux sont sans doute confiants et rassurés d'être réélus aux prochaines élections. Aussi ont-il repris le nouveau slogan de la majorité présidentielle jusque-là employé par rapport à l'élection présidentielle de 2016 : "Après nous, c'est nous".

 

Vincent Agué

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