lundi, 19 mars 2018 16:47

Boucle ferroviaire : Patrice Talon préfère la Chine à Bolloré et Samuel Dossou

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Exit Samuel Dossou aussi ? Le projet de la Boucle ferroviaire d’où le groupe français Bolloré a été éjecté par la justice béninoise connaît un autre développement. Samuel Dossou dont le groupe Petrolin se prévaut d’une décision de justice pour affirmer ses droits sur le projet devrait aussi laisser la place à la Chine. C’est ce que révèle le magazine français Challenges ce 19 mars.

Dans un entretien accordé la semaine dernière au magazine français Challenges à Cotonou, le chef de l’Etat a suggéré que Samuel Dossou et Vincent Bolloré se retirent du projet de la Boucle ferroviaire de l’Afrique de l’Ouest (Cotonou-Lomé-Niamey-Ouagadougou-Abidjan) devenu une saga depuis 2014.

D’abord attribué à l’industriel français, “partenaire stratégique” du Bénin et du Niger qui a alors entamé la réfection des rails au Bénin et la construction de la ligne du Niger, le projet a connu un coup d’arrêt au Bénin en novembre 2015. La justice a en effet rétabli dans ses droits le Béninois Samuel Dossou dont le groupe Petrolin revendique la paternité du projet, du moins dans sa composante bénino-nigérienne (ligne Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey). C’est lui qui a remporté en juillet 2010 l’appel d’offres du Bénin et du Niger. Bolloré aura perdu par deux fois devant la Cour d’Appel de Cotonou (sous Boni Yayi) et la Cour suprême (au début du mandat de Patrice Talon).

C’est un “imbroglio juridique” dont il faut sortir selon Patrice Talon. Le président béninois suggère que ces “deux opérateurs doivent se retirer, à l’amiable, du projet”. En contrepartie, ils seraient “indemnisés de façon équitable”.

Quant au troisième larron, la Chine, le président justifie le choix porté sur elle :

“C’est le partenaire le plus indiqué, le choix le plus réaliste pour un tel projet. La Chine dispose des moyens financiers nécessaires. Elle a annoncé qu’elle allait apporter 60 milliards de dollars à l’Afrique, pour financer notamment les grandes infrastructures. Et elle a démontré son savoir-faire technique.”

Selon Jeune Afrique, c’est à la China Railway Construction Corporation (CRCC) que le président béninois voudrait confier le projet.

Qu’en penserait la partie nigérienne ? Qu’en dirait Samuel Dossou, jaloux de ce projet ? La réponse aux prochains épisodes de cette affaire qui n’a visiblement pas fini de livrer tous ses secrets.

 

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