samedi, 12 octobre 2019 17:04

Dialogue politique : voici les recommandations des huit partis politiques présents

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Après trois jours de travaux, le dialogue politique initié par le chef de l’Etat pour la relecture des lois électorales a connu son épilogue ce 12 octobre 2019. Les concertations entre les délégués des huit partis politiques présents ont abouti à plusieurs recommandations.

Conduits par le facilitateur, le professeur Dorothée Sossa, les échanges entre les participants ont été intenses. Ils ont débattu des cinq points de l’ordre du jour (toilettage des textes,  renforcement du système partisan,  recherche d'équité dans la représentation du peuple à l'Assemblée nationale, statut de l'opposition et mesures d'apaisement de la situation politique).
Le rapport qui sanctionne la fin des travaux a été présenté suivant deux catégories : les points de consensus et les doléances des partis politiques.

Pour le rapporteur principal, Victor Topanou, “le dialogue a été un conclave qui a permis aux partis non représentés à l’assemblée nationale de participer aux échanges de la vie politique”. 

Le consensus en quatre points

Les recommandations obtenus par consensus se classent en quatre thématiques distinctes : le toilettage des textes relatifs aux partis politiques (code électoral, charte des partis politiques), le renforcement du système partisan, la notion d’équité de la représentation des femmes et le statut de l’opposition. 

Des élections générales une fois l'an

Il ressort des discussions pour le toilettage des textes, la nécessité de favoriser tous les partis dans l’animation de la vie politique. Ceci passe par le recadrage de la mission du ministère de l’Intérieur qui devra désormais être plus administrative. Aussi, les candidats seront rendus responsables des fautes qu’ils commettraient ce qui ne devrait plus avoir d'influence sur leur parti. Sur ce plan, la CENA devra leur imputer la responsabilité des doublons sur les listes des partis politiques. Ils (les candidats) pourraient se voir déclarés non-inscrits en cas de faute.

Les délégués ont souhaité la préservation des acquis du code électoral que sont : le principe de la caution, l’attestation fiscale, l’attestation de résidence, le certificat de conformité, le maintien des 10% de suffrages exprimés. Dans ce dernier cas, il faudrait revoir son application.

Autre point abordé au niveau du toilettage des textes est la déconcentration de l’organisation des élections locales et communales au niveau de la CENA. Cette dernière jouera uniquement le rôle de supervision. Une tierce parite pourra donc l'organiser. 

Accélérer le vote de la loi sur le financement public des partis politiques

Les élections doivent être l’affaire des partis politiques avant d'être ceux des candidats. C’est l'idée maîtresse derrière les propositions dans cette thématique. L’objectif est d’instaurer des élections générales qui pourront être organisées. Les partis présents au dialogue recommandent l’accélération du vote de la loi sur le financement public des partis politiques. Ils veulent aussi en être les premiers bénéficiaires. 

Des mesures pour plus de représentativité de la femme

La femme devra désormais être plus représentée aussi bien pour les postes électifs que nominatifs. C’est l'une des propositions du dialogue politique. Pour y arriver, des dispositions doivent être prises dans l’ordre juridique du pays afin de prévoir la notion de discrimination positive.

Sur la thématique du statut de l’opposition, les participants ont souhaité le renforcement d’un modèle pour un meilleur statut de l’opposition. Ils ont recommandé l’organisation d’un atelier de réflexions sur sa mise en oeuvre.

 

 

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