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Les Etats-Unis ont donné leur accord pour l'envoi au Libéria du « ZMapp ». Il s'agit du sérum expérimental qui a été administré avec succès à deux citoyens américains infectés du virus Ebola. C'est la Présidente libérienne en personne, Ellen Johnson Sirleaf, qui a formulé la requête auprès de son homologue américain, Barack Obama le vendredi 08 août 2014. La molécule servira à traiter les médecins libériens actuellement infectés, a affirmé la présidence du pays dans la nuit de lundi à mardi. La société pharmaceutique à l'origine de ce sérum a indiqué que le traitement a été fourni "gratuitement".

Situationnelle exceptionnelle

Aucun vaccin ni sérum n'est encore homologué à ce jour pour combattre le virus Ebola. Le « ZMapp » est un traitement curatif développé par la firme américaine Mapp Biopharmaceutical Inc, un laboratoire pharmaceutique basé à San Diego en Californie. Il n'a été testé que sur des singes avec un succès relatif (six primates sur huit ont été sauvés après administration). Les essais cliniques du traitement, c'est-à-dire sur des êtres humains n'ont pas encore été réalisés. Cependant, le docteur Kent Brantly et son assistante Nancy Writebol, deux humanitaires américains récemment infectés au Liberia ont accepté de recevoir la formule dans un ultime espoir d'être sauvés. Le coup de poker semble marcher. Les deux sujets, vivants à ce jour, ont montré des signes d'amélioration très encourageants. Ils sont actuellement soignés dans un hôpital d'Atlanta. Bien que ces résultats ne soient pas encore suffisants pour une utilisation à grande échelle, le Liberia prend la responsabilité de mettre le "remède" en utilisation. L'épidémie a en effet atteint des proportions alarmantes dans le pays.

Ethique médicale

Des experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont réunis lundi à Genève pour examiner le rôle que pourraient jouer des traitements expérimentaux dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui frappe plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest. Ils devraient se prononcer ce mardi sur l'opportunité de l'utilisation à grande échelle de ces traitements non homologués.

La fièvre hémorragique Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest a déjà franchi la barre des 1.000 morts, avec 1.013 décès et 1.848 cas dénombrés, selon le dernier bilan de l'OMS.

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