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L'épidémie d'Ebola a été au coeur des discussions entre les ministres de la santé de la sous-région hier jeudi 28 août 2014 à Accra sous l'égide de la CEDEAO. Cette rencontre a permis aux responsables et experts de la santé de l'Afrique de l'ouest de se pencher sur des propositions concrètes pour apporter une réponse appropriée à l'épidémie. Il s'agissait également de trouver le moyen d'atténuer l'impact des mesures prises par certains pays de l'organisation ouest-africaine, notamment d'un point de vue économique.

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C'est l'une des questions principales autour desquelles les ministres de la santé et experts ont débattu hier. En effet, face à l'épidémie, certains pays de la sous-région comme le Sénégal, la Guinée-Bissau et la Côte-d'Ivoire ont décidé de fermer leurs frontières. Une mesure qui est loin d'être efficace. La fermeture des frontières a notamment deux conséquences. L'une est d'ordre humanitaire et l'autre économique. Certaines ONG ainsi que leur matériel n'arrivent plus à atteindre les pays touchés. Sur le plan économique, il faut craindre l'effet de l'épidémie sur la croissance à travers la baisse de l'activité touristique par exemple.

"L'épidémie d'Ebola a un grave impact économique et social dans trois pays déjà fragiles d'Afrique de l'Ouest: la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone", a déclaré le porte-parole du Fonds monétaire international, Gerry Rice, lors d'une conférence de presse à Washington ce jeudi.
A ce sujet, les représentants des pays et certaines associations comme Médecins Sans Frontières ont plaidé pour un assouplissement des mesures de fermeture des frontières au sein de la CEDEAO.

La BAD promet 200 millions de dollars.

La Banque africaine de développement vient de décaisser 60 millions de dollars sur plus de 200 promis pour aider aider à lutter contre l'épidémie. Cette somme ira directement aux agents sur le terrain. Elle servira entre autres à renforcer les capacités des centres de santé au Libéria et en Sierra-Léone qui ont désormais du mal à prendre en charge les nouveaux cas.

Par ailleurs, les responsables réunis à Accra ont décidé de l'envoi d'équipes médicales de la sous-région en renfort dans les zones infectées.

Une épidémie toujours en progression

Le Nigéria, l'un des derniers pays à être touché semblait jusque là contenir le virus dans la ville de Lagos. En effet, le dernier des cinq décès recensés dans cette ville remonte à plus d'une semaine et l'on pensait avoir maîtrisé l'épidémie dans ce pays. Mais une sixième personne est morte à Port-Harcourt, une ville à 400 km de là. Il s'agit d'un médecin qui a été contaminé par un patient lors d'une consultation. Ce nouveau cas laisse craindre une extension de l'épidémie dans un pays qui compte au moins 130 millions d'habitants et qui constitue une plaque tournante commerciale dans la sous-région. Ce 29 août 2014, le Sénégal vient à son tour d'enregistrer son premier cas de fièvre Ebola.


Le dernier bilan de l'OMS sur l'épidémie en cours révélé ce jeudi fait état de 1552 décès sur un total de 3069 cas. Dans une projection, l'Organisation mondiale de la santé s'attend à devoir traiter plus de 20 000 cas dans les neufs mois à venir avant que la progression du virus ne puisse être stoppée.

 

Maurice Thantan

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