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Réunion des ministres de la santé africains sur l'Ebola à Accra


Sur convocation de l'OMS, 11 ministres de la santé d'Afrique se réunissent en urgence depuis hier 2 juillet 2014 à Accra. Ils deviseront pendant deux jours sur la résurgence de la fièvre hémorragique Ebola en Afrique de l'ouest.

Après une accalmie observée durant le mois d'avril, une deuxième vague de l'épidémie est apparue il y a une dizaine de jours. Il est donc urgent de prendre des mesures appropriées pour endiguer sa propagation dans la sous-région.

L'épidémie d'Ébola a commencé courant janvier février 2014 en Guinée. La maladie s'est ensuite étendue rapidement au Libéria et à la Sierra-Leone. Depuis le mois de mars, plus de 600 cas et 390 décès ont été recensés dans ces trois pays. Ces chiffres sont en nette augmentation ces derniers jours. Selon l'OMS, l'Afrique de l'ouest fait face à la plus grave épidémie jamais signalée de fièvre hémorragique. Il urge alors de faire face à cette nouvelle hausse du nombre des contaminations et d'éviter la propagation de la maladie à toute la sous-région. Des questions essentielles seront abordées au cours de cette conférence à laquelle participent aussi des experts et partenaires de la région.

La fièvre ebola "peut-être stoppée" en Afrique de l'ouest.

Selon Keiji Fukuda, Ssous-Directeur général en charge de la Sécurité sanitaire à l'OMS, « ce genre de virus peut être stoppé ». Pour lui, il ne s'agit pas d'une "situation unique". L'OMS a déjà fait face à de pareilles crises et peut encore le faire. Cependant, il rappelle que cette épidémie d'Ebola est la plus complexe "parce qu'elle se développe en même temps dans les milieux urbains et ruraux".

C'est pourquoi, l'OMS insistera au cours des discussions sur la nécessité d'adopter des mesures drastiques à l'échelle sous-régionale pour stopper cette épidémie mortelle et hautement contagieuse. Pour le moment, le virus ne touche que trois pays, mais le risque qu'il se propage à des pays voisins comme la Côte-d'Ivoire, le Sénégal ou le Mali est permanent.

Informer, communiquer et rester mobilisés

L'un des facteurs favorisant la propagation de la maladie reste le manque d'information des populations et de communication des autorités sur le sujet. La contamination à l'Ebola s'opère par simple contact avec un malade ou avec certains animaux sauvages couvant le virus. Certaines populations continuent de ne pas croire en l'existence même du virus. De ce fait, il est difficile de convaincre la famille d'un défunt qu'elle doit le pleurer et l'accompagner sans l'approcher. Il est donc nécessaire d'intensifier les campagnes d'information et de sensibilisation non seulement dans les pays touchés, mais aussi chez les voisins.

L'on a remarqué que la nouvelle vague de la fièvre Ebola est marquée par un bond des cas de contaminations et de décès. On annonce une augmentation du nombre de cas de 27 % alors que celui des décès s'est accru de 38 %. Pour Pierre Formenty, spécialiste de l'OMS, cette envolée est due au "relâchement" de la mobilisation dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest touchés.Il faut donc davantage de mesures drastiques pour contenir la maladie.

La fièvre Ebola, dû au virus du même nom, a été repérée pour la première fois en 1976 dans le nord de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre). Elle provoque en peu de jours des "fièvres hémorragiques", suivies de vomissements et de diarrhées.
Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% chez l'homme suivant les souches. Il n'existe ni vaccin ni traitement, et on ne peut prendre en charge que les symptômes, notamment en réhydratant les malades par perfusion.

 

Vincent Aguè

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