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Aujourd'hui 15 septembre 2014 était la date fixée pour le démarrage de la phase répressive de l'opération "immatriculation des motos". Mais il n'en sera rien. Le début de la répression vient d'être repoussée de six mois, soit à partir du mois de mars 2015. La décision est intervenue après une rencontre entre les autorités de la Direction générale des transports terrestres (DGTT) et celles de la Police nationale. Lancée par arrêté ministériel le 14 mars 2014, l'opération était censée obliger tous les propriétaires de motos d'immatriculer leurs motos sous peine d'amendes. Mais de nombreuses défaillances ont motivé le sursis de six mois accordés aux usagers.

Le manque de personnel est à l'origine du report

A la Direction générale des transports terrestres (DGTT), l'on assure que les opérations se déroulent bien. Mais de nombreuses difficultés existent. La première est le manque de personnel pour traiter les dossiers dans les délais requis. Norbert Houndagnamè, Chef service immatriculation définitive de la DGTT avance que plus de 2500 dossiers sont reçus chaque jour. Par ailleurs, tous les dossiers reçus dans les autres départements sont convoyés vers le centre informatique de la DGTT à Cotonou, ajoute Richard Venance Gandaho Directeur général des transports terrestres. Or, le service ne dispose pas suffisamment de personnel pour traiter ce lot de travail dans les délais requis. D'où l'accumulation des dossiers non traités, le retard dans la délivrance des plaques et la grogne des usagers qui ne comprennent pas la situation.

Objectivement, les usagers sortent massivement pour faire immatriculer leurs motos. Mais la DGTT ne dispose pas des moyens et du personnel pour assurer l'opération dans les délais fixés. A ce jour, moins de 80% des dossiers d'immatriculation déposés auraient été traités. Pourtant, de nombreuses personnes n'ont pas encore déposé les leurs. Le report de six mois intervenus était donc inévitable.

Revoir la stratégie

Les autorités chargées de la mise en oeuvre la décision de l'immatriculation obligatoire des motos devraient mettre à profit les six mois de sursis pour revoir leur stratégie. Elles en seraient plus efficaces. Actuellement les dossiers d'immatriculation de toutes les motos sont traités à Cotonou. Une décentralisation des tâches allégera sans doute le processus au niveau de la direction centrale. Elle facilitera également les démarches aux usagers et réduira les délais d'attente. Le recrutement de nouveau personnel s'impose également. Ainsi, à partir de mars 2015, on pourra raisonnablement démarrer la phase de répression contre les contrevenants à la décision.

 

Maurice Thantan

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