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Après la grève d'avertissement de 72 heures renouvelée depuis le 29 août, les praticiens hospitaliers ont décidé de radicaliser leur mouvement. A partir de ce mardi 14 octobre 2014, ils observent une grève de 72 heures cette fois sans service minimum renouvelable chaque semaine. Le mouvement est baptisé opération "hôpitaux morts". C'est la conséquence de l'échec des négociations avec les autorités. La dernière séance des pourparlers d'hier lundi 13 octobre n'a pas abouti au "protocole d'accord" souhaité par l'Intersyndicale des Ressources Humaines en Santé (IRHS). Son coordonnateur Adolphe Houssou explique que la séance avec le ministre d'Etat François Abiola n'aurait duré qu'à peine cinq minutes. Celui-ci aurait de façon laconique, annoncé aux signataires de la motion de grève que le gouvernement n'est pas disposé à satisfaire leurs revendications.

Les grévistes réclament entre autres le payement des indemnités de logements aux agents, le paiement des arriérées de salaires, la correction de la disparité concernant l'indemnité de logement aux personnels administratifs et paramédicaux, le paiement de la prime de motivation et la poursuite des travaux de reversement en agents contractuels de l'Etat dans le secteur de la santé.

Les autorités de leur côté, estiment que certains points des revendications ont déjà trouvé satisfaction. Selon la Directeur adjoint de cabinet du ministre de la Santé, les seuls points objets de divergence sont relatifs aux modalités de payement des indemnités de logement et la question de la retrocession de trop-perçus par certains agents ayant changé de statut. D'après Aboubacar Moufalilou, des agents de santé ont bénéficié en 2007 d'un changement de statut mais n'ont jamais cessé de percevoir des salaires correspondant à leur situation antérieure. Or, d'autre parmi ceux-ci ont déjà fini de rembourser les trop perçus en question. Cette même règle doit être appliquée à tous les agents concernés au risque de faire des mécontents. Pour ce qui est des indemnités de logement, le point de blocage serait l'exigence de leur effet rétroactif à compter de 2008 au profit des para-médicaux.

Le Directeur adjoint de cabinet du ministre de la Santé a toutefois rassuré la population quant au fonctionnement des hôpitaux. Tous les syndicats ne sont pas partie prenante au mouvement "hôpitaux morts" et le gouvernement a le pouvoir de réquisitionner les agents grévistes pour assurer le service.

 

Vincent Agué

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