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Lendemain de fête laborieux à Cotonou. Les agents de l’Etat se rendent au travail tandis que le long des artères de la ville, les occupants du domaine public (les trottoirs notamment) détruisent par eux-mêmes leurs constructions en matériaux durs ou précaires. Nous sommes bien le 2 janvier 2017, date prévue du déguerpissement des occupants. Mais, c’est de leur propre gré que certains s’exécutent.

Quelques semaines plus tôt, à l’approche de la date butoir, très peu avaient décidé de libérer spontanément les espaces publics occupés. Qu’est-ce qui a bien pu convaincre un plus grand nombre ces derniers jours ? Le chef d’agence d’une banque, en plein déménagement, explique pour sa part que la fermeté des autorités l’a convaincu de “plier bagage”. Et comme lui, dans plusieurs quartiers de Cotonou, les propriétaires de boutiques et baraques, cassent, démolissent et se déplacent.

Si certains vendeurs installés aux abords des voies se contentent de reculer pour sortir du domaine public, d’autres qui y étaient pleinement installés ramassent purement et simplement leurs effets. Destination ? Inconnue pour l’heure. La mairie a promis de réinstaller les vendeurs dans les marchés de la ville. Mais pas sûr que tous soient relogés. En tous cas de l’avis du Préfet du Littoral, Modeste Toboula, convaincu que l’occupation des espacs publics est de “l’incivisme”.

Les résistants ne sont pas non plus les moins nombreux. Certaines constructions marquées de croix rouge sont encore visibles. Leurs propriétaires résistent. Comme ce vendeur qui exige que les autorités lui indiquent ses limites avant de passer à la démolition, partielle ou totale de sa boutique.

Le déguerpissement n’a pas commencé

On s’attendait à voir des machines à l’oeuvre à Cotonou ce 2 janvier. Le ministre du Cadre de vie avait été ferme sur le démarrage des opérations de destruction des constructions privées sur le domaine public. Le Préfet du Littoral, très engagé sur la question depuis plusieurs mois, avait lui annoncé des “opérations choc” (vidéo). Mais aucun signe d’une telle opération n’était perceptible dans la ville. Aucune explication officielle n’a non plus été donnée à ce sujet.

On se souviendra cependant des actions musclées de la préfecture pour dégager les voitures stationnées sur les espaces publics, notamment les terre-pleins centraux des voies. C’était le 12 décembre dernier.

Lire aussi >> Libération des espaces publics : à quelques jours du dernier délai, le constat est mitigé

 

Vincent Agué

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