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Se dirige-t-on encore vers une nouvelle crise du football au Bénin ? Il serait trop tôt de répondre par l'affirmative à cette interrogation à l'heure actuelle. Mais de nombreux signes semblent montrer que le sport roi risque de traverser encore des zones de turbulences les prochains jours alors que la dernière crise en date n'est même pas encore résolue. C'est ce qu'on pourrait légitimement penser à la lumière des deniers développements dans le processus de réconciliation des acteurs du football béninois.

Jeudi 31 mars 2016, le président du Comité de normalisation (Conor) de football, installé en novembre 2015 après la crise née du retrait de l'agrément à la Fédération béninoise de football (Fbf) la même année a donné une conférence de presse. Me. Rafiou Paraïso devrait faire le point des activités de sa structure dont le mandat arrive normalement à échéance en mai. Mais dans son propos, il n'a pas manqué de répondre aux nombreuses attaques essuyées ces dernières heures.

En effet, depuis deux jours, Rafiou Paraïso et son équipe ont reçu de nombreuses attaques. Le mercredi 30 mars, un collectif de clubs et de responsables de clubs de football dits marginalisés par le Conor a marché sur le siège de la Fédération béninoise de football (Fbf) à Porto-Novo pour réclamer la démission de Rafiou Paraïso et l'annulation du congrès électif du nouveau bureau de la Fbf initialement annoncé pour le 3 avril. Ils lui reprochent, entre autres, l'exclusion de certains clubs et personnalités du football béninois du processus de normalisation, la gestion du processus électoral du nouveau bureau exécutif de la Fbf en lieu et place de la commission électorale permanente, l'application sélective des statuts de la Fbf. D'autres griefs sont portés contre sa personne.

Dans la même journée, un collectif de journalistes sportifs réunis au sein du groupe de réflexion "Sauvons le football béninois" a organisé une conférence de presse pour dénoncer aussi la gestion du Conor. Les membres du collectif reprochent principalement au Conor de s'éloigner de ses objectifs initiaux, de diviser davantage les acteurs du football béninois. Ils accusent aussi le Conor de ne pas respecter la feuille de route qu'il avait lui même dévoilée.

Mais face aux différentes accusations et critiques, Rafiou Paraïso se dit serein. Il soutient faire sa mission dans les limites du mandat qui lui a été donné par la Fédération internationale du football. Mieux, il soutient n'avoir exclu personne contrairement aux nombreuses accusations. "Nous n'avons, à aucun moment, posé un acte d'exclusion de telle ou telle personne relativement à ce qui est fait jusque-là", s'est-il défendu.

Sur la question de la feuille de route, Rafiou Paraïso rejette en bloc l'accusation sur le ministère des Sports qui, à le croire, n'a pas donné les moyens pour la réalisation des activités comme prévu. C'est ce qui explique la non tenue des Assises du football qui devraient avoir lieu les 12 et 13 mars, a-t-il expliqué. A l'occasion, il a aussi annoncé le report sine die du congrès électif du nouveau comité exécutif de la Fédération, toujours faute de moyens.

Il apparaît clairement, qu'en plein processus de réconciliation les acteurs du football béninois ont du mal à accorder leurs violons. A moins d'un retournement heureux de la situation actuelle, il semble logique l'on ne soit pas encore sorti d'affaire.

Maurice Thantan (@seigla)

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