mardi, 27 août 2019 12:40

Coupable de complicité de vol aggravé

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La seizième affaire connue par le tribunal pour enfants statuant en matière criminelle, est une affaire de complicité de vol. Elle a fait comparaître une jeune élève en classe de quatrième et âgée actuellement d’environs 18ans. Le tribunal ordonne son placement dans un centre de rééducation.

 Il ressort des faits, que dans la nuit du lundi 23 au mardi 24 janvier 2017 au quartier Fidjrossè à Cotonou, l’accusée, une fille de 15 ans au moment des faits a fourni de l’aide dans une opération de vol, à l’agent de sécurité qui gardait la maison où elle vivait. Au cours de l’opération, le cambrioleur a réussi à emporter plusieurs objets personnels appartenant aux habitants de la maison. Les enquêtes pour retrouver l’auteur du vol ont obligé la jeune fille à dénoncer l’agent de sécurité à sa tutrice. Dans sa confession, la fille avoue avoir laissé ouverte sur instruction de l’agent de sécurité, la porte d’entrée donnant accès aux chambres de la maison. Les recherches plus approfondies, ont permis d’appréhender en dehors de l’agent de sécurité trois autres individus. Les quatre sont actuellement en prison en attendant leur jugement, puisqu’ils sont tous des majeurs. Seule la jeune fille a été jugée ce jour parce qu’elle était mineure au moment des faits.

Suite à son inculpation à la barre, le tribunal l’a invitée à raconter à nouveau les faits, tels qu’ils se sont déroulés dans le temps. Suite à son récit, plusieurs questions lui ont été posées pour comprendre ses motivations à attendre les enquêtes, avant de passer aux aveux de dénonciation. Il ressort de ses réponses qu’en dehors du fait d’avoir agi sous les menaces de l’auteur du vol qu’est l’agent de sécurité, celui-ci lui aurait aussi promis le mariage, et entretenait des relations sexuelles avec elle. La tutrice invitée à la barre a aussi essayé de donner sa version des faits. Elle affirme ne pas se constituer partie civile envers la jeune fille, mais elle se réserve les droits à l’égard des autres mis en cause. Après lecture de quelques pièces au dossier, il est revenu au représentant du ministère public de prendre ses réquisitions.

Jules AHOGA, a d’abord démontré la constitution du vol aggravé, avant de passer au degré de complicité de l’inculpée. Il a par la suite conclut que l’infraction de complicité est bien constitué à l’égard de la de celle-ci. Il requiert à son encontre une mesure de garde et de rééducation, et demande au tribunal de commettre un psychologue pour son accompagnement psychologique au frais de l’Etat. Le conseil de l’accusée maître Dine Moustapha, substituant maître Alexandrine Saïzonou Bedie a fait observer que sa cliente n’avait pas agi avec la pleine conscience. C’est l’agent de sécurité qui a tout le temps profité de sa minorité d’âge pour atteindre ses objectifs. Il a pour finir souhaiter que le tribunal s’inspire des réquisitions du ministère public dans sa délibération. Réquisitions auxquelles il dit pleinement y adhérer.

Ayant pris la parole en dernière position avant le retrait pour délibération du tribunal, l’accusée souhaite retourner auprès de sa tutrice. La cour se retire pour délibérer. Elle reconnait l’accusée des faits de complicité de vol aggravé mis à sa charge, et ordonne son placement dans un centre de rééducation sis à Akassato. Le tribunal a aussi nommé un expert psychiatre pour son accompagnement psychologique suivi d’un rapport semestriel.

 

Evelyne Sagbohan 

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