lundi, 07 janvier 2019 19:28

Procès ICC Services : Ludovic Pamphile Dohou, ex-directeur général à la barre

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 Avec l’interrogatoire du 2ème responsable de ICC Services, la Cour présidée par Cyriaque Edouard Dossa est restée dans sa logique de confrontation. Ce qui lui permettrait de voir si les dépositions faites par Ludovic Pamphile Dohou concordent ou non avec celles déjà entendues de la bouche de ses co-accusés Guy Akplogan et Emile Tégbénou.

Globalement, il faut le reconnaître les modes opératoires décrits se rapprochent les uns des autres, notamment en ce qui concerne les activités et surtout par rapport à la cause du crash qui a frappé le système ICC Services, à savoir, le canular posé par une radio de la place. Seulement que, à toutes les activités précédemment citées dont l’agropastorale, l’informatique et autres, Ludovic Pamphile Dohou a ajouté la vente de véhicules. Ce qui expliquerait ses signes extérieurs de richesse et non l’argent des déposants de ICC Services. Comme ses prédécesseurs devant la cour, il s’est employé à faire croire que ce sont ces activités qui leur permettaient de payer les déposants.

Face aux doutes de la cour, il n’a pas fléchit et maintenu tout le temps que "ce n’est pas vrai que les derniers déposants payaient pour les premiers". Mais il n’a pas réussi à convaincre la cour sur la façon dont l’argent des déposants était fructifié. Au cours de sa déposition, il aura également laissé entendre que Emile Tégbénou était très apprécié de l’ancien président Boni Yayi dont il était d’ailleurs très proche. Il a aussi déclaré que l’ex-première dame et sa sœur figuraient sur la liste de leurs clients et qu’ils recevaient, par téléphone, des injonctions de la cellule de communication de l'ancien président, Boni Yayi pour des actions de bienfaisance à connotation politique.

Comme la cour l’a fait jusqu’ici, des confrontations croisées ont été faites avec les officiers supérieurs de police, Dieudonné Lissagbé, Mohamed Saké qui font partie de ceux qui ont conduit les enquêtes préliminaires. Dans la même veine, Grégoire Ahizimè et Emile Tégbénou sont revenus devant la cour. Le premier, pour dire sa part de vérité par rapport à la problématique de régularisation ou de changement d’objet pour ICC Services. Et le second, qui persiste et signe que les coffre-forts logés dans sa maison hébergeaient les 7 milliards de ICC Services et qu’ils auraient pu payer les déposants s’ils n’en avaient pas été empêchés.

Le procès a été suspendu à 17h et sera repris ce mardi.

 

Hervé Jossè et Adonis Bohoun

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