lundi, 28 janvier 2019 19:32

Procès ICC Services : des victimes exposent leur désarroi et veulent la rétrocession de leur capital

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Le procès ICC Services est à son 26ème jour d’audition à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce 28 janvier 2019. Avant sa suspension le vendredi, la cour a vu défiler des déposants de cette structure illégale de placement d'argent. Ce jour, l'exercice a été réédité avec près d’une trentaine de victimes auditionnées bien après le recensement des dettes envers les responsables de ICC Services.

La plupart des victimes veulent la rétrocession de leur capital. La cour en aura écouté aujourd’hui 27. De tous, celui qui a le plus investi est Honoré Aklou dont le livret mentionne 115 millions 80 mille francs CFA. Si la cour s’est attardée sur son cas, c’est parce qu’il a soulevé moult controverses. En effet, Emile Tègbènou a remis en cause la validité de cette mise qui n’affiche ni cachet ni signature. Il soupçonne l’agent qui a encaissé les sous et demande à la cour de l’interpeller. Conclusion partagée par tous : il y aurait soit des dysfonctionnements soit des tripatouillages à ICC Services. Et le président de la cour de demander au déposant Honoré Aklou si son ami et intermédiaire avec ICC Services Adéyèmi Singbo lui a dit la vérité.

Si le cas des déposants de Ouidah attire aussi l’attention, au regard des dépositions, c’est à cause des manipulations dont les livrets et contrats ont fait l’objet de la part des responsables ICC Services. Alors que personne n’a reçu d’intérêt, les livrets ont été reçu avec le cachet payé. Dans l’ensemble, les victimes mettent en épingle l’attrayant taux d’intérêt et surtout la visibilité des responsables de ICC Services aux côtés des autorités politiques. Les avocats de la partie civile dont Gustave Anani Kassa en tête ont demandé à la cour d’accepter la communication des pièces de milliers de victimes et de les prendre en compte. Ayant opté pour que chacune d’elle vienne déposer, elle n’y a pas fait droit.

Qui doit aux responsables d’ICC services ?

Relativement à la question de la dette envers les responsables de ICC Services, le procureur spécial Ulrich Togbonon, a interpellé Clément Sohounou, chef d’agence ICC dans le Couffo. Son comptable, un partenaire et un ami restent lui devoir cumulativement près de 32 millions plus une parcelle dont il est propriétaire. Grégoire Ahizimè, ex- responsable de la Cellule de surveillance des structures financières décentralisées a aussi été interpellé. Il a confirmé que les 5 millions reçus de Guy Akplogan pour débloquer le dossier de l’agrément de ICC Services sont toujours avec lui.

Les débats ont été suspendus à 17h30. N’ayant pas accédé à la requête de la prorogation du procès, les avocats démarrent leur plaidoirie ce mardi.

 

Hervé Jossè et Adonis Bohoun

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