mardi, 29 janvier 2019 18:09

Procès ICC Services : la cour accepte la comparution d'autres personnes avant les plaidoiries

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C’est le 27è jour d’audience à la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce 29 janvier 2019. La cour avait voulu démarré les plaidoiries des différents avocats ce jour. Mais suite à la requête des avocats de la partie civile de faire comparaître certaines personnes à l’audience, requête à laquelle la cour a accédé, elles ont été reportées.

Les avocats Gustave Anani Kassa, Alain Orounla et Affougnon Agathe Ago souhaitent faire comparaître à la barre des personnes physiques et morales pour mieux comprendre certains points d’ombre. Au nombre d’eux, il y a Justin Gbènamèto, président de la Commission autonome d’enquête judiciaire, Seth Akplogan, régisseur central du Ministère des Finances et du Ministère du Développement à l’époque des faits, Hervel Gomez, assistant de Sévérine Lawson ex-agent judiciaire du Trésor et présidente du Comité de suivi, Mariette Hinnoukpo, secrétaire particulière démissionnaire de Emile Tègbènou. Au nombre des personnes morales, il y a les établissements bancaires : Société générale Bénin, N’SIA Bank, UBA, BOA, la BCEAO et même l’Etat béninois. Les avocats des victimes estiment que les débats ne sauraient être clos sans ces auditions.

 

 >> Lire aussi : Les échos du procès ICC Services

 

Le procureur spécial Gilbert Ulrich Togbonon a pris acte de la démarche qu’il a soumise à l’appréciation de la cour. Sur la question, les avocats de l'Etat, Olga Anassidé, Spéro Quenum, Gnonhoué et Hervé Gbaguidi de la défense ont apporté la contradiction à la requête de leurs confrères défendant les spoliés. Des deux côtés, beaucoup d’arguments onté été énumérés. Entre autres, pour la partie civile, le flou subsiste au sujet de la déposition des banques. L’absence du rapport du comité de suivi et la non clarification de la gestion des fonds mis à la disposition du comité de crise laissent un arrière-goût d’inachevé qui jettent des zones d’ombres sur l’instruction. "Au regard des droits de la défense", a martelé Anani Kassa, la vérité doit être établie.

En accédant à cette requête, l’audience qui reprend jeudi verra ces personnes défiler.

 

Hervé Jossè et Adonis Bohoun

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