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La revue de presse sur Radio Bénin

     
 

Revue de presse du 12 février 2018

Issa Bah Séko

 

Poursuite des grèves malgré les explications du Chef de l’Etat, les syndicalistes n’ont pas jugé utile de suspendre le débrayage. La Priorité se demande ce que veulent les syndicalistes. Le journal, fait remarquer que la grève passe désormais à 96 heures. Le Potentiel en parle et voit un enlisement des mouvements de débrayage dans les écoles et autres secteurs. Pour le Potentiel, l’hémorragie des grèves favorise l’érosion du tissu social. Et cette poursuite du mouvement de grèves amène le journal La Nouvelle Génération à écrire qu’il doit y avoir anguille sous roche. Le canard se demande si les syndicats ont tourné dos au patriotisme. La Nouvelle Génération attire sur l’attention à ne pas sacrifier les intérêts de la majorité sur l’autel des intérêts spécifiques.
Parlons politique avec quelques quotidiens qui sont revenus sur le 2e congrès ordinaire des Forces Cauris pour un Bénin Emergeant. L’Evénement Précis rapporte que les FCBE sont transformées en parti politique. Le journal ajoute que Valentin Djenontin est désormais aux commandes de ce parti et que Boni Yayi en est le président d’honneur. Le journal La dépêche parle du coup de Parakou. En effet, dans cette ville, grande cité des Kobourou que se sont donné rendez-vous les "caurisants" du dernier carré des fidèles pour faire le bilan du chemin parcouru, projeter de nouvelles perspectives et relancer la machine politique quelque peu enrhumée depuis la dernière présidentielle de 2016 commente le canard. Et avec ce congrès, le quotidien Point média croit savoir que Yayi a sauvé son héritage politique. C’est pour une nouvelle mobilisation pour les prochaines élections estime pour sa part. Le Clairon qui voit là, les FCBE renaître de leur cendre. En tout cas, le Nouvel Observateur qualifie ce congrès de Parakou du congrès de la maturité. Et le quotidien Kini Kini de nous rapporter ce qu’a dit le nouvel homme fort de ce nouveau parti, l’homme s’appelle Valentin Djenontin, élu secrétaire exécutif national du parti. Kini Kini a publié à sa page 3 l’intégralité du discours du nouveau patron des FCBE. « Les chantiers sont nombreux. Les opportunités innombrables. Chaque Béninois à sa place. Nul ne doit être soustrait et ne devrait se constituer se soustraire » dixit Valentin Djènontin dans les colonnes de Kini kini.
Restons à Parakou avec le quotidien l’Economiste qui rapporte que plusieurs camions de coton sont brulés hier à l’usine de Sodéco de Parakou. Au moins 8 camions remplis de coton ont pris feu sur l’un des parcs de stationnement de cette usine. Selon les témoignages, le drame serait causé par un apprenti chauffeur qui a fait une fausse manœuvre pour aller percuter un autre véhicule. L’impact a créé un incendie qui a embrasé les autres camions. Le journal précise que les flammes ont été maitrisées grâce à l’intervention des sapeurs pompiers.
On reste toujours avec l’Economiste qui revient sur le classement Forbes 2018, consacré aux milliardaires africains. Le canard rapporte que les plus riches africains deviennent plus nombreux et plus riches. Ils sont passés de 21 à 23 entre 2017 et 2018. Si le top 5 reste inchangé, la palme revient toujours à Aliko Dangoté du Nigéria avec 12,5 milliards de dollars.
Fait divers, Cinq présumés assassins dont un homme et 4 femmes ont été arrêtés ce dimanche dans le village de Zoundji, arrondissement de Gomè-Sota, commune d’Akpro-Missérété. L’homme arrêté est un chef féticheur, originaire de Porto-Novo. Il opère en bande avec 4 femmes qui lui servent de sentinelles et de démarcheurs. Celles-ci ont pour mission de convaincre d’autres femmes avec la promesse de les amener chez un haut dignitaire capable de changer leur vie et de leur procurer le bonheur par des voies occultes. Les victimes qui acceptent sont conduites dans une maison de tolérance au motif que le maître-féticheur passera pour des opérations occultes d’une qualité irréprochable. Une fois sur les lieux, elles deviennent la proie facile du charlatan sans foi ni loi qui les viole et les amène ensuite dans une forêt et dans la nuit profonde pour les tuer après les avoir attachées. Le criminel ne s’arrête pas là. il vide le sang de la victime, lui arrache certains de ses organes et laisse le reste du corps dans la brousse. Plusieurs femmes ont déjà fait les frais de ce féticheur très dangereux. Les enquêtes se poursuivent pour arrêter les autres membres du réseau. Aux dernières nouvelles, apprend-on, le maire Michel Bahou a convoqué tous les féticheurs de la commune pour une réunion, demain mardi 13 février.

 

Issa Bah Séko