Cela ressemble à une petite révolution. Au Burkina Faso, le savon anti-palu créé par deux jeunes étudiants pourrait être homologué par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) comme produit de lutte antivectorielle, a rapporté le site web de l’hebdomadaire Jeune Afrique ce jeudi 11 mai 2017.

C’est en 2013 que le Burkinabé Moctar Dembélé et le Burundais Gérard Niyondiko ont lancé leur startup dénommée FasoSoap. La jeune pousse produit un savon portant le même nom qui, utilisé pour l’hygiène corporelle, mais aussi pour la lessive, permet de lutter contre le paludisme grâce son odeur repoussant les moustiques et à ses propriétés larvicides, qui empêchent la propagation de l’anophèle dans les eaux stagnantes.

De 2013 à aujourd’hui, l’entreprise a connu diverses étapes. En 2014, Gérard Niyondiko, resté seul à la tête du projet, a travaillé avec un laboratoire français pour optimiser l’effet répulsif du savon. Une donation de 5000 dollars de la Fondation du banquier nigérian Tony Elumelu permet de reprendre les travaux de recherche et de développement.

En 2016, tout s'accélère. FasoSoap concult réussit, avec le soutien de partenaires comme Deloitte et la fondation Caritas, une campagne de crowdfunding sur la plate-forme de financement participatif Ulule. Sur un objectif initial de 33.000 euros, le projet recueille près de 80.000 euros. Le projet est désormais porté par l’association 100.000 vies, créée en janvier 2017. Cette dernière milite auprès de l’Oms pour que le FasoSoap soit reconnu comme produit de lutte antivectorielle.

Maurice Thantan (@seigla)

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