16 Juil

 

L’Oms et l’Unicef appellent à des efforts dans le monde pour ne pas occulter la vaccination des enfants dans le contexte sanitaire actuel marqué par la pandémie du nouveau coronavirus. Avant l’avènement du Covid-19 qui retient l’attention de tous les Etats dans le monde, 14 millions d’enfants étaient déjà privés chaque année de vaccin. Aujourd’hui, la riposte contre l’infection au coronavirus menace cette faible couverture vaccinale.

Pourquoi les deux institutions ont-elles tiré la sonnette d’alarme ?

Tout est parti des données préliminaires collectées sur les quatre premiers mois de 2020 sur la couverture vaccinale. Leur analyse conclut à une chute notable du nombre d’enfants ayant reçu dans la période certains vaccins vitaux. Exemple des trois doses de vaccin contre le tétanos, la diphtérie, et la coqueluche. La situation est d’autant plus alarmante que c’est pour la première fois qu’en 28 ans le monde risque de connaître un recul de la couverture du DTP3, vaccin contre la coqueluche, le principal indicateur du taux de couverture vaccinal dans les pays.

A quoi invitent concrètement l’Oms et l’Unicef ?

Le résultat issu de cette collecte de données justifie la posture de L’Oms et de l’Unicef qui ont conjointement appelé le 15 juillet 2020 à plus d’efforts en précisant que le recul alarmant du nombre d’enfants qui reçoit les vaccins vitaux est la conséquence des perturbations engendrées par la gestion du Covid-19, dans la fourniture et l’utilisation des services de vaccination. Or selon le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus “la souffrance et les décès occasionnés aux enfants par la non administration systématique de ces vaccins pourraient être plus dévastateurs que ceux du Covid-19. Toutefois, ce n’est pas inéluctable. Les vaccins peuvent être livrés en toute sécurité même pendant la pandémie”. Aussi appelle- t-il les pays à garantir que ces programmes essentiels qui sauvent des vies se poursuivent.

Pourquoi la pandémie de coronavirus menace-t-elle les progrès durement acquis ?

A cause de la pandémie au coronavirus, au moins 30 campagnes de vaccination contre la rougeole ont été annulées dans les pays ou risquent de l’être. Cette situation pourrait être à son tour responsable d’autres épidémies de rougeole en 2020 ou après. En dehors des perturbations dans la fourniture de ces services de vaccination, il y a l’inaccessibilité à ces soins de santé. En effet lorsque ces services sont fournis, les personnes ne sortent pas de leur domicile de peur d’être en contact avec des porteurs sains ou des malades du Covid-19.

Les confinements, les interruptions de transport en commun, les difficultés économiques, les restrictions de déplacements sont autant de freins à l’accessibilité géographique des services de vaccination. Et ce n’est pas tout, de nombreux travailleurs de santé sont indisponibles à cause du redéploiement pour une meilleure gestion de la pandémie ou des restrictions de voyage. A cause du Covid-19, des vaccinations jusqu’alors banales, constituent de véritables défis, a expliqué la Directrice générale de l’Unicef : “nous devons éviter une nouvelle dégradation de la couverture vaccinale et reprendre de toute urgence les programmes de vaccination avant que d’autres maladies ne viennent menacer la vie des enfants”.

Les vaccins ont fait leur preuve dans la lutte contre de nombreuses maladies mortelles et invalidantes de l’enfance. Le contexte actuel ne devrait donc pas être un prétexte pour baisser la garde face à ces pathologies qui tuent les enfants.

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