07 Mai

La crise sanitaire mondiale du Covid-19 affecte tous les secteurs d’activités. Mais les impacts se ressentent différemment. Dans le secteur du tourisme, presque toutes les activités ont pris un coup d’arrêt.


Clarisse Gauthe est responsable d’une agence de voyage à Cotonou. Depuis près de deux mois, elle a dû fermer ses bureaux faute d’activités. C’est à titre exceptionnel qu’elle les a rouverts pour accueillir l’équipe de la télévision nationale venue l’interroger. Elle explique les raisons évidentes de sa cessation temporaire d’activités. “Depuis le 15 mars dernier, nos bureaux sont fermés pour veiller à la sécurité de nos  collaborateurs, de nos familles, de nos clients et pour respecter aussi les consignes gouvernementales”, explique Clarisse Gauthe. Même si elle n’évoque que les raisons de sécurité sanitaire, la fermeture des frontières et la suspension des vols ont aussi réduit son volume d’activité poussant cette cheffe d’entreprise à se mettre au chômage partiel.

Malgré tout, aussi difficile soit-elle, Clarisse comprend la situation. “La santé n’a pas de prix, c’est très important. On ne va pas prendre des risques. Dans tous les cas quand on sort, c’est pour chercher de l’argent. S’il y a pas d’argent en ville qu’est qu’on va aller chercher en ville. Mieux vaut rester et se préserver”, déclare-t-elle. 

Comme Clarisse Gauthe, l’ombre du Covid-19 plane également sur les activités de Sheilla Assogba, responsable d’une agence d’événementiel. L’interdiction de rassemblement a entraîné l’annulation de nombreux événements. En conséquence, son entreprise n’a plus de demande de prestations. Elle aussi est au chômage technique tout comme les hôtesses qu’elle emploie. Pour ces dernières la situation est encore plus difficile. “Parce que, d’abord, le revenu que nous avons en tant hôtesse, nous ne l’avons plus. Parce qu’il n’y a plus d’événements et tant qu’il n’y a plus d’événements il n’y a plus de prestations”, explique Ilarie Amah, hôtesse d’accueil. 

Dans le milieu, employeurs et employés n’ont plus qu’un seul souhait : vivement que ce mauvais vent cesse.

 

A lire également

LAISSEZ UN COMMENTAIRE