01 Août
Le Bénin, comme bien de pays d’Afrique francophone, célèbre en 2020 ses 60 ans d’indépendance. Dans la vie d’un homme, c’est l’âge de la sagesse, l’âge de la maturité. Mais à l’échelle d’un pays comme le nôtre, c’est le temps de l’espérance. L’espérance d’un lendemain meilleur après des années d’égarement.

En effet, le Bénin d’aujourd’hui avec l’avènement d’un régime qui a fait l’option de revisiter fondamentalement le fonctionnement politique et les options économiques pour les connecter aux enjeux et défis de développement d’un monde moderne nous donne des raisons de croire en un envol.

 

Avec un passé plus qu’imparfait

De 1960 à 1990, le pays a connu une histoire politique mouvementée qui n’a pas laissé grande place au développement malgré quelques traces de renouveau économique qui, malheureusement, ont été teintées de mauvaise gouvernance faite de corruption et de mauvaises politiques d’orientation des priorités.

En 1990, au terme de la conférence nationale, les promesses d’un lendemain meilleur pour les béninois étaient fermes et ainsi renaissait l’espoir d’un Bénin nouveau. Les signaux étaient au vert pour un réel décollage socio-économique. En témoigne d’ailleurs, cette célèbre conclusion du rapporteur général de la conférence nationale, professeur Albert Tévoédjrè, : “Au travail mes amis, nous avons vaincu la fatalité.“.

Tous y croyaient. Mais très vite, la dévaluation du franc CFA et beaucoup d’autres contingences d’ordres organisationnel et politique ont bouleversé les plans. Les vieux démons sont revenus au galop… La désillusion est totale !

Le pays désormais démocratique a certes organisé des élections successives, signe de la vitalité de sa démocratie. Seulement, ce pluralisme politique traduit dans les faits par le multipartisme intégral n’a jamais laissé les coudées franches aux chefs d’Etat qui se sont succédé jusqu’en 2016.

Un futur rassurant?

L’avènement du “Nouveau départ” va marquer un tournant remarquable dans l’histoire politique du Bénin. De plus de 200 partis politiques, aujourd’hui le pays n’en compte que 13 régulièrement enregistrés. Une réforme du système partisan assortie d’une loi sur le financement des partis politiques jette de nouvelles bases de négociation. Entre temps, le nouveau code électoral renforce les partis politiques dans l’animation de la vie politique du pays. Sur le plan économique, le Bénin suivi de très près par les institutions de finance internationale pour ses réformes n’a cessé d’engranger des performances reconnues par les agences de notation. Aujourd’hui, le Bénin a devant lui un boulevard d’opportunités sur le marché financier international au nom de la crédibilité de sa signature. A l’interne, la rationalisation des dépenses a amené le gouvernement à penser à l’organisation des élections générales. Ainsi, c’est après 60 ans d’âge de son indépendance que, le Bénin connaîtra pour la toute première fois des élections de ce genre avec un système de parrainage comme de coutume dans grandes nations. Le Bénin veut ainsi désormais jouer dans la cour des grands.

L’adage ne dit-il pas que rien de grand ne se fait sans organisations, ordre et discipline ? Et c’est désormais la logique au Bénin après des années d’errements. On peut donc croire que les graines d’une ascension de la courbe de développement du pays sont ainsi semées. D’ailleurs le Bénin n’est plus un pays pauvre, il est désormais classé parmi les pays à revenu économique faible. C’est l’heure des PPP, partenariat public privé pour promouvoir la création de l’emploi. L’état travaille à la mise en place des infrastructures socio-économiques : route, aéroport, maillage du pays en fibre optique. La destination Bénin se vend mieux avec le renouvellement du réseau routier et la promotion du tourisme avec des infrastructures touristiques qui prennent de plus en plus corps. Le parc de la pendjari, l’un des plus grands parcs animaliers de l’Afrique renaît de ses cendres. Pour plus de performances, des sociétés d’état sont transformées en agence avec un mode de gestion privée. La promotion de l’excellence dans le domaine de l’éducation donne un espoir existentiel à l’ancien Dahomey.

Le devoir d’espérer

A coup sûr les 60 ans d’âge de l’indépendance du Bénin rime aussi avec la responsabilisation. Fraternité – Justice – travail et nous écrirons ensemble une nouvelle page de l’histoire du Bénin.

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