04 Juil
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Un navire suspect transportant des tonnes de gasoil a échoué au large des côtes du Bénin le 30 juin 2024. Les autorités ont pris des mesures urgentes redoutant la pollution des eaux béninoises.

Des motopompes et camions citernes déployés vident le gasoil du bateau. Le transvasement pourrait prendre fin vendredi 05 juillet. “Plus de 200 tonnes de gasoil sont à bord du navire”, a assuré mercredi 03 juillet le préfet maritime, Contre-amiral Maxime Ahoyo, lors d’un point de presse à Cotonou.

 Des prélèvements d’eau ont été effectués pour être analysés. Les résultats permettront d’évaluer la situation : 

Nous attendons les résultats pour statuer sur les risques potentiels, pour les populations et les ressources halieutiques, les résultats de ces analyses sont très importants pour savoir s’il y a des mesures supplémentaires à prendre.” 

En attendant,  de nombreuses d’autres mesures ont été prises. “Les équipes ont été mobilisées. Le périmètre quadrillé et sécurisé. Les baignades sont interdites”.

Le Plan national d’intervention d’urgence en cas de pollution marine accidentelle par les hydrocarbures se met en œuvre.  Le ministère du Cadre de vie craint une éventuelle “catastrophe écologique majeure” et appelle à la prudence. “Les populations sont invitées en conséquence à s’abstenir de toutes activités de baignade et de pêche dans la zone impactée couvrant le périmètre de Togbin à Ekpè, pour éviter d’éventuelles contaminations”, insiste le ministre du Cadre de vie, José Didier Tonato, dans un communiqué.

Mis aux arrêts

Depuis le 25 juin 2024, la Préfecture maritime a détecté la présence du navire suspect près des côtes du Bénin. Les nombreuses tentatives de collaborer avec les membres à bord ont été vaines. “Le lendemain, à la vue de notre équipe de fusilier marin, le navire a tenté de fuir”, a fait savoir Maxime Ahoyo.  

Les membres de l’équipage ont été mis aux arrêts.  “Nous avons contacté les autorités nigérianes qui ont confirmé que les activités du navire SPSL-UDEME dans les eaux nigérianes étaient inconnues, donc illicites”, a affirmé le préfet maritime. 

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