04 Juil
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Au Bénin, la production de tomate, d’oignon, de piment, de maïs,… va s’intensifier. Un programme spécial a été adopté mercredi 03 juillet 2024 pour favoriser l’installation des infrastructures agricoles.  

Les premiers impacts du “Programme spécial d’intensification des productions maraîchère et céréalière”devraient visibles d’ici la fin de la campagne agricole 2024-2025. Le programme devrait faciliter la production, à grande échelle, de tomate, d’oignon, de piment, de maïs et bien d’autres spéculations.

La performance attendue reste inconnue, mais l’Etat béninois entend renforcer la sécurité alimentaire à travers la disponibilité des vivriers et des produits maraîchers. “Nous avons une typologie de nos exploitations basées sur l’agriculture familiale, des exploitations de petite taille. [Le souhait du gouvernement est] que toutes ces exploitations de petites tailles aient la possibilité d’accéder facilement à des semences de nouvelle génération”, a confié le ministre de l’Agriculture, Gaston Cossi Dossouhoui, lors d’un point de presse animé après la prise de la décision en conseil des ministres .

L’adoption de ce programme spécial fait suite aux “effets du changement climatique et de la forte chaleur observée entre les mois de janvier et mai” 2024. Ces perturbations ont entraîné “une faible production de cultures maraîchères, notamment la tomate, l’oignon, le piment” durant cette campagne agricole, renseigne le conseil des ministres. 

Cette situation a engendré “un renchérissement de leurs prix sur les marchés”. Paradoxalement, la performance de “la production céréalière, en particulier du maïs” a augmenté, mais “les exportations incontrôlées vers les pays de la sous-région, ont également induit une envolée des prix”, évoque l’exécutif béninois. 

La hausse du prix de ces denrées avait suscité courant mai 2024, une série de marches des syndicats contre la vie chère. Pour contenir la hausse des prix, le gouvernement de Patrice Talon a interdit l’exportation des produits (maïs, riz, mil, sorgho, niébé, etc), de même que des tubercules et leurs dérivés, (farines dont le gari, etc.)” vers les pays voisins. Cet embargo prend fin en décembre 2024.

10 milliards de Francs CFA 

En adoptant le Programme spécial, l’Etat veut “éviter que ces situations se répètent de façon cyclique”. L’ensemble des mesures retenues visent, selon le gouvernement, à “intensifier durablement les productions maraîchère et céréalière afin d’en assurer la disponibilité et l’accessibilité aux populations”.

Le budget initial prévu pour sa mise en œuvre est fixé à 10 milliards de Francs CFA. Cette somme va servir à : 

  • l’installation des infrastructures de production agricole telles que la culture en milieu contrôlée, la petite irrigation, les équipements et infrastructures de stockage pour minimiser les pertes post-récoltes ;
  • l’accès aux intrants spécifiques (semences à haut rendement et résistantes au changement climatique, pesticides, engrais minéraux, biostimulants/biofertilisants, etc.) ;
  • l’adoption des pratiques agricoles durables telles que la gestion intégrée des ressources en eau, la rotation des cultures et la gestion de la fertilité des sols ;
  • le renforcement de la mécanisation agricole.
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