02 Fév
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Le gouvernement a pris de nouvelles mesures contre les exportations détournées des produits agricoles. Le conseil des ministres de ce mercredi 2 février 2022 a institué des redevances à payer au cordon douanier par les exportateurs de produits vivriers notamment aux frontières terrestres. 

De la pression fiscale sur les exportateurs de produits agricoles. Pour contrer la flambée des prix des produits vivriers, le gouvernement s’attaque à l’une de ses causes : la sortie de ces produits vers les pays voisins comme l’explique le gouvernement. La hausse des prix sur le marché national est due à la pandémie de COVID-19 mais aussi à “la forte pression exercée sur la production nationale par des demandeurs provenant de pays voisins ; laquelle favorise une sortie massive desdits produits par des voies détournées”.

La riposte est une mesure dissuasive, des redevances à verser par les exportateurs des produits vivriers. Il s’agit d’appliquer des “taux de majoration du prix moyen de vente actuel”

  • 20% pour les produits dont les besoins de consommation interne sont très élevés ;
  • 10% pour les produits dont l’offre dégage un excédent par rapport à la demande nationale.

Le soja, le coton, le manioc transformé ou non, le karité, le riz paddy, l’igname (tubercule et cossette) et les noix de cajou sont les produits concernés par cette mesure financière de protection. Sur ces mêmes produits, “il est institué une redevance supplémentaire de sécurisation des exportations par voie terrestre. Il sera ainsi prélevé 10 FCFA/kg sur le karité, 20 FCFA/kg sur les noix de cajou, 30 FCFA/kg sur le soja et 50 FCFA/kg sur le maïs et le gari.” 

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