31 Mai
De grands changements sont en vue dans le secteur de l’éducation au Bénin. Le gouvernement veut accorder plus de place à l’enseignement technique pour préparer les apprenants à l’emploi. Une vision partagée par les patrons d’entreprise.

C’était l’un des points du discours d’investiture de Patrice Talon le 23 mai à Porto-Novo. Le chef de l’Etat a réaffirmé la volonté de valoriser la formation aux métiers à travers la création de nouveaux lycées techniques :

« Notre action consistera aussi à donner une nouvelle impulsion à l’école béninoise pour la rendre plus compatible avec nos besoins. Le diagnostic est déjà posé et la thérapie a commencé. Elle consiste à privilégier l’enseignement technique et la formation professionnelle. A cet effet, il sera construit une centaine de lycées techniques et d’écoles de métiers de référence, dont plus de la moitié d’ici à la fin de l’année 2023. » 

Interrogés sur la vision du gouvernement, des chefs d’entreprise ont affiché leur adhésion à la réforme. Pour Albin Feliho, président de la Confédération nationale des employeurs du Bénin, le développement de la formation aux métiers va sortir les jeunes béninois du chômage. « Rares sont les plombiers, les vitriers,… qui sont réellement en difficulté aujourd’hui », constate le chef d’entreprise. « Il faut amener les gens vers les métiers immédiatement opérationnels », ajoute-t-il. Pour ce faire, Charles Cossi Feridjimi, chef d’entreprise aussi tient à la qualité des formations. Il souhaite des formations modernes et en phase avec l’évolution technologique.

La formation aux métiers est la clé contre le chômage des jeunes selon les autorités béninoises. Une centaine de futurs professeurs de lycées techniques sont, dans ce cadre, pris en charge par l’Etat pour leur formation à l’extérieur du Bénin.

 

 

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