02 Juin

 

L’installation des conseils communaux et l’élection des maires et de leurs adjoints pour le compte de la quatrième mandature de la décentralisation ont débuté depuis ce jeudi 28 mai 2020. A la date du 2 juin, plus d’une vingtaine de maires sont déjà connus. Ailleurs, l’élection des édiles connaît des difficultés.

Si par endroits, le processus a été réalisé sans trop de difficultés, ce n’était pas le cas dans certaines communes. Après l’installation du conseil communal, l’élection du maire a été d’abord suspendue puis reportée pour défaut de consensus au sein du parti majoritaire. Sont concernés par cette situation, les trois partis politiques qualifiés.

Les trois communes à statut particulier que sont Cotonou, Porto-Novo et Parakou en sont l’exemple. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), le parti de l’opposition de ces communales n’a pas pu installer son candidat au poste de maire à Parakou. . Il en est de même à Cotonou, où l’Union Progressiste n’a pas transmis de liste à l’autorité préfectorale pour l’élection du maire.

 

Un blocage dans tous les départements

Les tous premiers jours où les candidats des partis politiques n’avaient pas été élu maire, c’est l’absence de consensus qui abouti à un vote défavorable. Mais, depuis ce 1er juin, la situation est tout autre. Il est à déplorer l’absence de la liste de candidat du parti majoritaire.

Le même blocage est observé dans les départements de l’Atlantique (Abomey-Calavi), de l’Ouémé (Adjarra, Akpro-Missérété, Bonou, Porto-Novo), du Plateau (Ifangni et Sakété), du Zou (Agbangnizoun, Bohicon, Djidja, Ouinhi, Zogbodomey), du Mono (Houéyogbé, Lokossa, Grand-Popo), du Couffo ( Lalo, Toviklin), de l’Atacora ( Cobly, Natitingou, Matéri), la Donga (Bassila) et le Borgou ( Karimama).

Une situation exceptionnelle a été aussi constatée dans l’Atacora après l’élection du maire à Toucountouna. Le poste du chef d’arrondissement de Tampegré est resté vacant pour défaut de candidature.

Le code électoral est pointé du doigt dans ce blocage inédit dans les communes. S’achemine-t-on vers une relecture de la loi incriminée ? Les prochains jours pourraient nous édifier.

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