12 Oct
Quand il s’agit de faire les besoins sur les tas d’ordures, de verser le contenu des latrines dans les caniveaux ou sur les berges, dans de nombreux pays africains, les populations ne se gênent pas. Mais en parler ouvertement reste une autre paire de manches. Et pourtant, ces pratiques tuent des millions de personnes à l’échelle mondiale.

[Cet article est publié dans le cadre d’un partenariat entre l’ORTB et Niyel]

Il n’est pas rare de retrouver çà et là dans les ruelles des quartiers et villes des pays africains ces grandes flaques d’eaux ou encore ces canaux pleins d’eaux verdâtres sur lesquels flottent, des pneus usagés, des déchets plastiques et autres objets divers et variés. L’inconfort conséquent est non seulement visuel mais aussi respiratoire puisque les odeurs qui s’y dégagent sont nauséabondes. Au Bénin, par exemple, ce sont 54% de la population défèquent à l’air libre.

“700 des enfants meurent chaque jour du fait de maladies liées au manque d’assainissement”

Ce manque d’assainissement, perceptible dans les villes et villages des pays africains est responsable de divers problèmes de santé publique. Les enfants sont les premiers touchés parce qu’avant même l’âge de cinq ans, ils souffrent de différentes maladies diarrhéiques mortelles. Les chiffres rapportés par certaines études sont alarmants et nous apprennent qu’environ 700 des enfants meurent chaque jour du fait de maladies liées au manque d’assainissement.

Curieusement, un silence est entretenu autour des tonnes de « caca » qui se retrouvent dans la nature que ce soit à travers la défécation à l’air libre ou la vidange des latrines en pleine rue. En dehors des enfants, les populations se cachent pour faire leurs besoins à l’air libre, preuve que la plupart ne sont conscientes du mal qu’elles causent. Les médias et les politiques semblent quant à eux aussi s’accommoder de la situation parce que bien souvent, ils en font un sujet dérangeant, presque tabou. Briser ce tabou, sauverait cependant de nombreuses personnes

 

Briser le tabou pour prendre conscience

Dès lors que la problématique touche à l’assainissement, les politiques sont les premiers mis en cause. Mais ils ne sont pas les seuls responsables de cette situation.
Les populations sont Les populations sont aussi responsables.

Faire ses besoins derrière un buisson, jeter des carcasses d’animaux, des mèches ou encore des seringues dans les canalisations ou fosses septiques, laisser les toilettes dans un état de saleté ou de délabrement notoire, relèvent de l’incivisme. Éviter le sujet est la pire des solutions. Il est indispensable de passer à l’action face aux dégâts.

Ne restons pas inactifs !

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