15 Déc

 

Deux jours après la tenue des épreuves du concours de recrutement de 100 auditeurs de justice (futurs magistrats), des cas de fraudes conduisent à l’annulation du concours.

C’est à reprendre. La tricherie aura eu raison du dernier concours de recrutement des futurs magistrats. Dans la journée de ce mardi 15 décembre, des actes successifs ont abouti à la décision d’annuler le concours. Elle a été annoncée sur la page Facebook du gouvernement. Selon la publication, c’est le chef de l’Etat qui a ordonné la reprise du concours après que des cas de tricherie ont été signalés.

Plus tôt, c’est le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou qui faisait une déclaration à la presse pour confirmer les tentatives de fraude rapportées par la presse depuis lundi. Deux candidates ont été prises en flagrant délit de tricherie, d’après les explications du procureur :

“L’une a été vue en train de manipuler un téléphone portable par lequel elle correspondait avec une personne extérieure, l’autre avec des documents écrits en forme de brouillon qui n’étaient pas ceux fournis par le centre d’examen.”

 

“La transparence est de mise dans les concours”

Le procureur fait savoir que les deux candidates ainsi que leurs complices sont en garde à vue en attendant des “poursuites judiciaires exemplaires” à leur encontre.

Les 12 et 13 décembre 2020, près de 1500 candidats planchaient au centre du Lycée Technique Coulibaly Cotonou pour 100 places d’auditeurs de justice. Venus lancer les épreuves aux côtés de son collège de la Justice, la ministre de la Fonction publique déclarait : “depuis l’avènement de la Rupture, la transparence est de mise dans les concours”.

Ce n’est pas la première fois que le régime de Patrice Talon annule des concours d’entrée dans la fonction publique. Dès son arrivée en 2016, il marquait les esprits en annulant une série de concours à polémique organisés par son prédécesseur.

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