13 Mar
Du soutien pour le journaliste Ignace Sossou, condamné à 18 mois de prison par le tribunal de Cotonou en décembre 2019. Une tribune signée par des journalistes, médias et organisations de l’Afrique de l’Ouest appelle à sa libération.

Ils sont plus de 120 signataires : 52 médias, 12 organisations et 61 journalistes à l’origine cette tribune commune intitulée : “Le devoir de libérer Ignace Sossou”. Elle est soutenue par Reporters sans frontières qui l’a publiée sur son site. Elle est maintenant relayée sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux, par d’autres voix qui adhèrent à la cause.

Pour les initiateurs, la condamnation du journaliste “n’honore pas le Bénin, l’une des démocraties les plus stables du continent africain ayant courageusement instauré la dépénalisation des délits de presse”.

“Comme le soulignent les rédactions et journalistes signataires de cette tribune, la détention d’Ignace Sossou concerne et choque bien au-delà du Bénin. Trois tweets citant une personnalité publique ne devraient pas pouvoir conduire un journaliste en prison. Sa libération devrait être une priorité pour les autorités.”   Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.

Les confrères d’Ignace Sossou s’étonnent que son procès en appel n’ait pas encore eu lieu, procès qui devrait selon eux constater l’innocence du journaliste. La tribune demande expressément au président de la République d’user de ses pouvoirs pour le faire libérer.

Ignace Sossou, journaliste du média en ligne Bénin Web TV séjourne depuis le 24 décembre 2019 à la prison civile de Cotonou. Il a été condamné à 18 mois d’emprisonnement dans une affaire qui l’oppose au procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou. Ce dernier lui reproche d’avoir déformé ses propos tenus lors d’un forum de discussion sur les fausses informations organisé à Cotonou Cfi, l’agence française de coopération média.

 

 

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